Publié par : imagazinefr | 6 juillet 2009

Bras de fer entre Israël et les USA

La Sénatrice Africaine-Américaine Cinthya McKinney et la prix Nobel de la Paix Mairead Maguire enfermées dans une prison israélienne remplie de femmes Africaines

Israël leur a dit “il n’y a pas de Nations Unies en Israël”

La Sénatrice Africaine-Américaine Cinthya McKinney

La Sénatrice Africaine-Américaine Cinthya McKinney

La Sénatrice Africaine-Américaine Cinthya McKinney et la prix Nobel de la Paix l’Irlandaise Mairead Maguire ont été enfermées dans une prison israélienne remplie de femmes Africaines. Elles ont été arrêtées dans les eaux internationales avec 19 autres personnes du bateau “Arion” sous pavillon grecque et en mission humanitaire pour le compte de l’association américaine “Free Gaza”.

Dans une communication téléphonique depuis la cellule de la prison où elle a été enfermée le 30 juin avec les 20 autres membres de “Free Gaza”, Cinthya McKinney s’est exprimée par téléphone avec WBAIX.

Africaine-Américaine, cette ancienne Sénatrice était la candidate des Verts aux dernières élections présidentielles américaines en 2008. Parmi les 21 personnes arrêtées, il y a la prix Nobel de la Paix en 1977, l’Irlandaise Mairead Maguire. Mairead Maguire a entamé une grève de la faim.  Thotep reproduit la transcription en français de cette conversation téléphonique de Cynthia McKinney.

Transcription en français :

“Je suis Cinthya McKinney et j’appelle depuis la cellule d’une prison israélienne. Les 21 du Free Gaza qui sont des militants des droits humains qui essaient de fournir des aides médicales, des aides pour la construction et surtout des crayons pour les enfants, j’avais une valise remplie de crayons pour les enfants de Gaza, et alors que nous étions en train de nous diriger vers Gaza, les israéliens ont menacé de tirer sur notre bateau ; nous n’avons pas fait demi-tour. Comme nous n’avons pas fait demi-tour, les israéliens nous ont détourné, parce que nous voulions donner des crayons aux enfants de Gaza.”

Depuis que nous sommes ici, nous avons pu entendre des récits. Nous sommes dans la section des femmes. J’ai rencontré des femmes de l’Érythrée, d’Éthiopie, du Soudan, de la Côte d’Ivoire, du Niger. Et toutes ces femmes m’ont dit la même chose. Elles sont arrivées ici dans des conditions très difficiles. Elles sont venues ici avec les Nations Unies.

Elles avaient les documents de travail officiels de la Haute Commission des Nations Unis pour les Réfugiés. Mais dès qu’elles sont arrivées en Israël, elles ont été capturées par la Police, car Israël leur a dit “il n’y a pas de Nations Unies en Israël” et qu’en tant qu’étrangères, nous n’avions aucun droit. Il est tout aussi clair que les enfants de Palestine n’ont aucun droit. Quelque chose d’aussi simple que des crayons pour des enfants, nous n’avons commis aucun crime, et nous sommes détenues.  Et nous voulons que les gens, du monde entier vraiment, voient comment nous sommes traités simplement parce que nous voulions fournir une assistance humanitaire à la population de Gaza.

C’est dans les compétences du Président Obama de se tenir à sa politique annoncée de desserrer le blocus de Gaza et de permettre la circulation des aides pour la construction, les aides médicales et les aides à la scolarisation.

Nous appelons le Président Obama à utiliser et à sa plus haute autorité pour qu’il transmette ce message aux Israéliens : Libérez les 21 de Free Gaza, mais aussi aidez la population palestinienne et les enfants de Gaza d’affirmer et de vivre pleinement leur droits humains naturels.”

Publié par : imagazinefr | 4 juillet 2009

CI/Mali : Le conseiller militaire meurt en pleine réunion

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Le conseiller militaire de l’ambassade du Mali est décédé, jeudi, au cours d’une réunion qui, ce jour-là, se tenait dans les locaux de l’institution dans la capitale économique ivoirienne. Le personnel de la chancellerie malienne à Abidjan a eu beaucoup de frayeur jeudi, suite à l’annonce du décès d’un Conseiller, foudroyé, a-t-on appris de sources proches de l’ambassade, par une crise cardiaque.

© Abidjan.net par Emma Abidjan. Dimanche 11 mai 2008. Stade Robert Champroux de Marcory

© Abidjan.net par Emma Abidjan. Dimanche 11 mai 2008. Stade Robert Champroux de Marcory

Sa mort est survenue en pleine réunion des diplomates. La disparition de celui que tout le monde appelait Commissaire Bah Soumaïla est la deuxième, après celle d’un autre diplomate, Cheikna Kamissoko, directeur de la représentation de la douane malienne au Port autonome d’Abidjan, arraché à l’affection des siens, il y a moins d’un mois, des suites d’une courte maladie.

Le jeudi 02 juillet 2009, il est midi, quand un mouvement de panique est perceptible dans les locaux de l’ambassade du Mali, situé à l’Immeuble «Le Mali » à Abidjan. Les supputations vont bon train. Ce qui avait pris tous les contours d’un secret éclate au visage de tous ceux qui cherchaient à en savoir davantage. Un employé complètement dépassé par les événements dévale les marches du bureau de l’ambassadeur, logé au 1er Etage, en affirmant que le commissaire Soumaila Bah, conseiller militaire de la chancellerie, venait d’être victime d’un malaise en pleine réunion hebdomadaire des diplomates, dans le bureau de l’ambassadeur. Selon notre informateur, la victime est transportée à l’hôpital, mais pour lui, il y aurait d’autres victimes collatérales. N’ayant pas pris le temps de vérifier l’état des secrétaires qui, sous le choc ont perdu connaissance, il les croyait elles aussi mortes.

Ce qui en rajoutait à l’émotion qui l’étreignait. Remis de ses émotions quelques minutes plus tard, l’homme remonte au premier étage qui abrite les bureaux et les salles de réunion de l’Ambassadeur pour en revenir, cette fois-ci avec la terrible confirmation du décès du diplomate, constaté à la policlinique Saint Anne Marie de Cocody. Selon plusieurs témoignages, le commissaire Bah Soumaila est arrivé très tôt le matin à son bureau, comme à l’accoutumée, ce jeudi et avait même appelé certains de ses collègues qui traînaient les pas pour la réunion hebdomadaire des diplomates avec l’ambassadeur, dont il ne verra pas la fin. Soumaila Bah, selon des témoignages concordants, était un homme simple et facile d’accès. Très peu réservé. Toujours, selon nos sources, il venait d’être muté dans un autre pays, en Afrique du Nord. Au moment où nous mettons sous presse, une réunion se tenait à la chancellerie pour décider la date du rapatriement du corps sur Bamako.

K. Marras. D

pubimag132112Dans le cadre d’une nouvelle initiative, des bailleurs de fonds internationaux appuient la recherche africaine sur les politiques afin d’améliorer la prise de décision locale liée à des problèmes mondiaux complexes pouvant avoir des conséquences humanitaires énormes, notamment la sécurité alimentaire et le changement climatique. Dirigée par le Centre de recherches canadien pour le développement international (CRDI) et financée par la Fondation Bill et Melinda Gates et la Fondation Hewlett, l’Initiative Think Tank va offrir des subventions à 24 groupes de réflexion africains sur une période de 10 ans. Trente millions de dollars ont été débloqués pour les cinq premières années.

Photo: Jane Some/IRIN Selon certains observateurs, les cellules de réflexion africaines ont besoin de financement permanent pour améliorer la recherche et garder leur personnel (photo d’archives)

Photo: Jane Some/IRIN Selon certains observateurs, les cellules de réflexion africaines ont besoin de financement permanent pour améliorer la recherche et garder leur personnel (photo d’archives)

« Les cellules de réflexion africaines sont essentielles au développement, à la préparation aux catastrophes et à l’adaptation [climatique] », a estimé Cheikh Ba, chercheur principal à l’Initiative prospective agricole et rurale (IPAR) au Sénégal, l’un des organismes bénéficiaire de ces subventions. « Nous pouvons regarder devant nous et anticiper les crises les plus urgentes auxquelles notre pays sera confronté, réunir des experts et des membres de la communauté et du gouvernement afin de trouver des solutions ».

Pour M. Ba et d’autres observateurs, les institutions africaines doivent trop souvent dépendre de donateurs irréguliers, ce qui peut freiner la poursuite de recherches indépendantes à long terme fondées sur les réalités du terrain. Marie-Claude Martin, qui dirige l’Initiative, a noté que, pour le moment, la majeure partie des recherches menées en Afrique provenait de la demande de donateurs extérieurs, ce qui laisse peu de place à l’innovation.

« La crise alimentaire et la crise financière offrent de bons exemples : les institutions nationales ou indépendantes n’ont pas participé au débat parce qu’elles n’ont pas eu l’occasion de réfléchir à ces questions il y a quelques années », a-t-elle dit.

Renforcer les institutions africaines

Selon James McGann, directeur du programme Think Tanks and Civil Societies au Foreign Policy Research Institute, aux États-Unis, et auteur de la première étude mondiale sur les cellules de réflexion, il est essentiel de renforcer les institutions africaines afin que le continent soit capable de prédire et de faire face à des problèmes complexes tels que le changement climatique et la sécurité alimentaire.

« Avec la mondialisation, toutes les crises sont maintenant ressenties [à l’échelle planétaire], mais elles touchent plus durement les pays les moins à même de suivre les tendances, de les analyser et de les communiquer aux décideurs et à la population »

« Avec la mondialisation, toutes les crises sont maintenant ressenties [à l’échelle planétaire], mais elles touchent plus durement les pays les moins à même de suivre les tendances, de les analyser et de les communiquer aux décideurs et à la population », a dit M. McGann.

« Choisissez n’importe quel sujet – l’alimentation, les pandémies, le changement climatique – et vous pouvez être sûr que l’Afrique sera toujours victime de la situation, peu importe la tendance », a-t-il ajouté. « Le continent africain ne peut se permettre d’attendre que le Nord comprenne et réponde à ses besoins ».

Bien que l’industrie mondiale de la réflexion soit en forte croissance, le nombre de groupes de réflexion africains demeure limité. Il existe, dans le monde entier, plus de 4 500 cellules de réflexion. Parmi celles-ci, seules 400 se trouvent en Afrique subsaharienne, à peine plus que les 360 qui opèrent à Washington DC, la capitale américaine.

Tandis que l’Asie et l’Amérique latine ont connu une croissance soutenue du nombre de nouveaux ‘think tanks’, les chiffres pour l’Afrique ont, au cours des dernières années, enregistré une baisse.

Pour M. McGann, il n’y a pas que les chiffres qui comptent : « les groupes de réflexion africains doivent être des entités compétentes et indépendantes, dotées d’un effectif permanent capable de mener des recherches de qualité et de faire preuve de flexibilité afin de répondre à des problèmes complexes qui frappent durement les populations. »

Conserver les talents

Selon Jean Mensa, directrice de l’Institute of Economic Affairs-Ghana (IEA-Ghana), un groupe de réflexion ghanéen qui fait partie des bénéficiaires de l’Initiative, réussir à garder les employés compétents est un véritable défi.

« Jusqu’à présent, nous avons dû travailler sur des programmes spécifiques à court terme, dictés par le financement que nous recevions. Recruter et garder nos employés constituaient notre plus gros défi », a dit Mme Mensa.

Parmi les plus brillants et les meilleurs chercheurs, nombreux sont ceux qui cherchent un emploi à l’étranger ou dans des projets de développement internationaux qui offrent de meilleures conditions et une plus grande sécurité d’emploi. Mais si les ‘think tanks’ africains veulent être efficaces, des investissements à long terme sont nécessaires, selon Mme Mensa.

Pour M. Ba, de l’IPAR, les gouvernements africains ne peuvent s’offrir le luxe de reculer pour avoir une vue d’ensemble de la situation. « Les gouvernements gèrent pratiquement tous les jours des crises et des urgences. Ils n’ont pas le loisir de [prévoir] ce que ce sera dans 10 ans et d’étudier les scénarios possibles de l’impact du changement climatique ou de crises alimentaires potentielles ».

Selon lui, si les cellules de réflexion africaines ne se penchent pas sur les décennies à venir, le développement risque d’en souffrir. « Nous ne pouvons pas attendre d’être submergés par les mers ou qu’une explosion sociale ait lieu lorsque tout le monde aura migré vers les villes, avant de réagir ».

Publié par : imagazinefr | 2 juillet 2009

Rdc/Bruxelles: Le père de Jean Pierre BEMBA est mort !

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M Jeannot Bemba Saolona, sénateur, homme d’affaires congolais et père de l’ancien Vice-président de la RD Congo Jean-Piere Bemba

M Jeannot Bemba Saolona, sénateur, père de Jean-Piere Bemba

Selon Cheik FITA, M Jeannot Bemba Saolona, sénateur, homme d’affaires congolais et père de l’ancien Vice-président de la RD Congo Jean-Piere Bemba, vient de mourir ce jeudi 2 juillet 2009 à Bruxelles. Il a piqué une crise à son domicile de Waterloo.

Emmené d’urgence par ambulance à l’hôpital Saint Jean, il n’a pu être sauvé. Cette information vient de nous être communiquée par le représentant du MLC au Benelux, le docteur Jean-Jacques Mbungani.« L’info en Ligne des Congolais de Belgique » présente à la famille de l’illustre disparu ses condoléances les plus attristées.

Publié par : imagazinefr | 1 juillet 2009

Paris:” La Défense doit être la City de la France “

pubimag132Le Grand Paris de Nicolas Sarkozy : ”Est-ce que notre génération saura être à la hauteur de ceux qui nous ont précédés ?”

La Table ronde qui s’est tennue le 30 juin dernier au CNIT sur l’avenir du site de La Défense a montré le déterminisme de Nicolas Sarkosy, ancien président du conseil Général des hauts de Seines à  bouger les lignes, l’objectif  final étant d’accélérer la réalisation des projets pour qu’ils soient   concrétisés dans la prochaine décennie.

Au tour de la table : Nicolas Sarkozy, M. Patrick Devedjian, modérateur; M. Philippe Chaix, Directeur général de l’EPAD et de l’EPASA; M. Christian Blanc; M. jean-Louis Borloo, Minsitre d’Etat à l’écologie; 004_129Mme Valérie Pecresse, ministre à l’enseignement supérieur; M. Jean-Paul Huchon, président du Conseil Régional d’Ile-de-France; M. Rumani, président de l’association des résidents de la défense, M. Guillaume Poitrinal, Président d’UNIBAL-RODAMCO, M.Arnaud Navier, Directeur de Castorama La Défense; M. Guillaume Pepy, Président de la SNCF; M. Pierre Mongin, Président de la RATP; M. Laurent Batsch, Président de l’Université Paris Dauphine; M. jean-Yves Durance, Président de l’association des utilisateurs de la Défense (AUDE).

Dès l’automne, un projet de loi “spécifique” doit être présenté afin d’assouplir les règles d’urbanisme autour des gares. Les procédures habituelles-enquête et débat publics-seront accélérées pour une ouverture ” des premiers tronçons” du grand métro automatique en banlieue ” en 2017″. Le président est-il déjà en campagne pour un second quinquennat ?

Extrait :

Dans son discours remis aux journalistes à la Défense, on peut y lire: ” On sait voyager vite et loin mais on a le plus grandes difficultés à aller tous les jours de son domicile à son lieu de travail. On sait communiquer instantanément avec n’importe qui est à l’autre bout du monde mais on ne sait pas vivre ensemble d’un quartier à un autre. On fait des agglomérations gigantesques qui ne sont pas des villes non par ce qu’elles sont trop grandes mais parce qu’elles n’ont pas d’âme, parce qu’un nombre de plus en plus grand de leurs habitants ne s’y sent ni en sécurité, ni en mesure d’y accomplir ses rêves.

003_140Comment refaire de la ville, de la citoyenneté, du lien civique, du lien social, de la convivialité, de la solidarité ? Comment faire pour que nos grandes métropoles redeviennent des lieux de progrès, de prospérité, de partage ? Comment inventer la ville durable, la ville de l’après Kyoto, la ville écologique, la ville qui s’allie avec la nature au lieu de la combattre ? Voilà le plus grand défi peut-être de la politique du XXI siècle. Ce défi, je veux que la France le relève. Je veux que la France donne l’exemple. C’est cela l’ambition du Grand Paris. (…)

Une ville n’a de rayonnement que si elle est grande aux yeux de tous les hommes et pas seulement de ses habitants. Paris est une ville-monde dont le nom a une signification pour tous les peuples de la terre. Paris est une ville-monde et une économie-monde. Elle n’est pas que la capitale de la France. Elle est aussi la rivale de Londres, de New York, de Tokyo ou de Shanghaï. Elle appartient au grand réseau d’échanges et de communications planétaires. Elle a vocation à être au premier plan dans la civilisation et dans l’économie mondiale. Mais elle peut perdre son rang si nous n’y prenons pas garde. Dans la partie qui se joue à l’échelle de la planète, rien n’est acquis. Pour rester au premier rang, il faut voir loin et il faut voir grand. Le grand Paris, ce n’est pas seulement l’élargissement des frontières de Paris. (…)

La ville ne doit pas exclure mais unir. la ville brasse les âges et les conditions comme elle métisse les pensées et les cultures. La ville doit être une protection pour les plus faibles, les plus démunis. Elle doit être attentive aux malades et aux handicapés. Elle doit être accueillante aux enfants. Elle doit permettre à ceux que la vie a usés, que l’âge a rendu plus fragiles, de ne pas se sentir rejetés. Elle doit leur permettre de vivre dignement comme des citoyens à part entière.(…)

Le Grand Paris cessera d’être une agglomération pour devenir une ville quand on ne parlera plus de banlieues, quand il n’y aura plus de zones urbaines sensibles, quand le destin de chacun ne sera plus déterminé par le quartier où il habite, quand l’adresse cessera d’être un facteur de discrimination sociale. (…)

Le grand Paris c’est un processus de transformation, c’est l’exploitation de tous les possibles, de toutes les potentialités, c’est continuer une histoire qui a commencé bien longtemps avant nous et à laquelle nous voulons donner un cours nouveau, imprimer une nouvelle direction. Cette nouvelle page de l’histoire de Paris, nul ne peut l’écrire seul. Nous devons l’écrire tous ensemble, avec le Gouvernement, avec tous les élus de l’ILe-de-France et avec tous les Franciliens.

Extraits des réactions de Jean paul Huchon, le Président du Conseil Régional de l’Ile-de-France ? Voir Vidéos

Une question reste cepandant en berne : Si en 2010, le quartier d’affaires La Défense devrait s’étendre sur Nanterre, les élus locaux de gauche accepteront-ils cette extension sans broncher ? Réponse après 2017, certainnement.

Les chefs d’Etat africains se sont retrouvés mercredi à Syrte, en Libye, pour un sommet sous l’égide de Mouammar Kadhafi, qui a tenté un premier coup d’éclat en invitant le président iranien Mahmoud Ahmadinejad mais dont la venue a été annulée in extremis. Autre revers apparent pour le leader libyen, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi – convié en tant qu’hôte du prochain G8 – a lui aussi annulé sa visite juste avant l’ouverture de la rencontre, officiellement en raison de la catastrophe ferroviaire de Viareggio dans le nord-ouest de l’Italie.

 

Les ministres africians des affaires étrangères assistent à l'ouverture de l'UA à Syrte (Libye), le 29 juin 2009.

Les ministres africians des affaires étrangères assistent à l'ouverture de l'UA à Syrte (Libye), le 29 juin 2009.

L’invitation adressée à la dernière minute par le “Guide” à M. Ahmadinejad, moins de trois semaines après une élection très contestée, avait suscité malaise et interrogations parmi les délégations du 13e sommet de l’Union africaine (UA).

L’annulation de sa venue a été annoncée par la présidence iranienne sans explication. Sa présence risquait d’éclipser les sujets à l’ordre du jour et notamment la mise en place d’un “gouvernement africain”, projet particulièrement cher au leader libyen qu’il veut faire avancer coûte que coûte pendant les trois jours de ce sommet.

Les diplomates européens présents comme observateurs s’étaient réunis pour envisager de quitter la salle de conférences en cas de diatribe particulièrement violente du président iranien.

“L’annulation de sa visite est juste une bonne nouvelle”, assurait l’un d’eux mercredi matin, visiblement soulagé de voir s’éloigner un possible incident diplomatique.

Invité officiel de l’UA, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est lui bien arrivé à Syrte et devait comme prévu prendre la parole durant la cérémonie d’ouverture du sommet.

Mais, les contre-temps se multipliant, il était impossible de savoir mercredi matin à quelle heure cette cérémonie aurait lieu.

Les délégués pouvaient tromper leur attente en déambulant dans le gigantesque centre de conférences de Syrte, un édifice ultramoderne construit à 500 km à l’est de Tripoli entre la Méditerranée et le désert, dans la région natale de M. Kadhafi.

Les couloirs y sont tellement longs qu’une jeep y est y garée à l’intérieur pour transporter le “Guide” sur d’épais tapis rouges.

Autoproclamé “roi des rois traditionnels d’Afrique”, M. Kadhafi avait été élu en février pour un an à la présidence de l’UA malgré les réticences de certains dirigeants.

Au pouvoir depuis 40 ans, il peut aussi désormais se targuer du titre de doyen des chefs d’Etat africains, qui lui est revenu après la mort début juin du président gabonais Omar Bongo Ondimba.

Il entend profiter de ce sommet pour forcer la voie à la création d’une “Autorité” africaine aux pouvoirs exécutifs élargis, qui constituerait à ses yeux une avancée majeure vers les “Etats-Unis d’Afrique” dont il a fait son grand projet.

Le thème officiel de la rencontre est le développement de l’agriculture, au moment où l’Afrique fait face à une crise alimentaire.

Mais le sommet ne pourra pas faire l’impasse sur les crises politiques ou les conflits qui se sont multipliés ces derniers temps sur le continent, de la Somalie au Niger en passant par Madagascar ou la Guinée Bissau.

A la veille de la rencontre, l’UA a réintégré la Mauritanie, suspendue de l’organisation depuis le coup d’Etat d’août 2008, en saluant le “retour à l’ordre constitutionnel” après la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Parmi les chefs d’Etats présents à Syrte, le Soudanais Omar el-Béchir devrait à nouveau recevoir le soutien de ses homologues africains en dépit du mandat d’arrêt lancé à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. 

 

 

logoLOME (Togo), L’honorable Kpatcha Gnassingbé, le frère du président de la République a été arrêté le 15 avril dans une affaire de tentative de coup déjoué dans la nuit du 12 au 13 avril. Il a été inculpé le même jour de “complot” et de “tentative d’attentat contre la sûreté de l’Etat” Deux avocats togolais se sont constitués pour défendre l’ex-ministre de la défense. L’Agence Savoir News a rencontré Me Zeus Ajavon – président du Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) – l’un des deux avocats. Propos recueillis par Erick Kaglan  de Savoir News

Me Zeus Ajavon : “Nous avons accepté spontanément de défendre Kpatcha Gnassingbé”.

Selon des informations parues dans les journaux ces derniers jours, Me Djovi Gally et vous, auriez décidé de vous constituer pour défendre le député Kpatcha Gnassingbé dans l’affaire de tentative de coup d’Etat dans laquelle il est impliqué. Confirmez-vous cette information ? Et si oui, qu’est-ce qui vous a motivé à prendre cette décision ?

Oui je confirme l’information. Nous avons décidé en effet de défendre Kpatcha Gnassingbé dans l’affaire d’attentat contre la sûreté de l’Etat pour lequel on l’accuse. Nous n’avons pas décidé nous-mêmes de le faire. Même si l’envie m’avait pris, je ne l’aurais pas fait. C’est une affaire très délicate. Nous avons été constitués par les parents de la victime notamment son épouse qui vivait avec lui.

Pouvez-vous nous donner son identité ?

 C’est sa femme qui vivait avec lui et qui lui a fait des enfants. Je ne vais pas vous donner de son nom. Retenez juste que c’est la femme qui vivait avec lui et qui était juste partie la veille pour emmener les enfants chez des parents et qui n’était pas là quand les événements se sont produits au domicile de Kpatcha. C’est cette épouse là qui nous a constitués. Nous avons accepté spontanément de défendre Kpatcha Gnassingbé.

 Pourquoi? Vous avez sûrement vos raisons.

Moi personnellement, j’ai deux raisons fondamentales. La première raison est que Kpatcha Gnassingbé est un député. Vous savez, j’ai été député moi-même et j’ai failli être poursuivi, être arrêté de cette façon là, mais heureusement que les procédures pour pouvoir arrêter et enfermer un député avaient été respectées à l’époque. Un député, lorsqu’il doit être poursuivi, sauf cas de flagrant délit, doit nécessairement faire l’objet de levée d’immunité parlementaire avant qu’on ne l’arrête et qu’on ne l’enferme. Or, en l’espèce Kpatcha Gnassingbé n’a pas fait l’objet de levée de l’immunité parlementaire. On a donné l’argument d’un flagrant délit. Il n’y a pas flagrant délit en l’espèce. Donc il y a violation de ses droits de député. Aujourd’hui si on laisse faire, il y aura des tas de députés considérés comme des indésirables et dont on ne veut plus qui vont endurer la même situation à l’Assemblée nationale. Donc pour le principe, j’ai décidé de défendre Kpatcha Gnassingbé. La seconde raison est que ses droits sont bafoués en ce moment. Il est enfermé au secret depuis plus de 70 jours maintenant et c’est inacceptable.

 Avez-vous déjà discuté avec lui une fois, après son arrestation ?

 Depuis jeudi dernier que je me suis constitué et envoyé ma lettre de constitution, j’ai demandé à le rencontrer immédiatement. Nous sommes en train de nous organiser pour le rencontrer.

Ce qui veut dire que jusqu’au jour d’aujourd’hui vous ne l’avez pas rencontré ?

J’ai rencontré le juge d’instruction dans ce sens là, et le procureur de la République. On m’a promis que je le rencontrerai ce mercredi dans la matinée. Et nous espérons beaucoup, nous les deux avocats, voir Kpatcha pour pouvoir dire comment il se porte.

 Donc vous serez avec Me Djovi Gally (votre collègue) ce mercredi chez Kpatcha ?

Absolument.

D’aucuns attribuent votre décision à une revanche politique de l’opposition sur le pouvoir surtout que vous êtes tous deux, de l’opposition. Que répondez-vous ?

 Quelle revanche politique ? Je suis avant tout un combattant de la liberté, un combattant des droits de l’homme. Pour moi, la liberté n’a pas de prix. Au CACIT, nous défendons les victimes de 2005 qui venaient de tous les bords politiques. Nous avons des dossiers sur les victimes membres du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT, le parti au pouvoir) qui ont subi des violences en 2005. Nous défendons leurs cas également comme nous défendons ceux des autres. Je suis défenseur des droits de l’homme et pour moi, chaque fois que les droits des citoyens sont bafoués, je suis prêt à battre quelle que soit la personne.

Selon certaines rumeurs, Kpatcha Gnassingbé serait malade. Avez-vous cette information ?

 Non, puisque personne ne l’a rencontré jusqu’à présent.

Même pas auprès de sa femme, celle qui vous a contacté ?

Sa femme non plus ne l’a pas rencontré. Il n’y a que quelques organisations de droits de l’homme avec le bureau local du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et trois associations des droits de l’homme du Togo qui l’ont rencontré, il y a quelque temps déjà. En dehors de ceux-là, personne, ni les membres de la famille, ni la femme, ni la femme, ni personne n’a rencontré Kpatcha Gnassingbé. Moi j’ai eu l’opportunité de rencontrer l’un des co-accusés en la personne du Capitaine Adjinon, parce que je suis également l’avocat d’une demi-douzaine d’inculpés dans cette affaire. Le Capitaine Adjinon m’a dit qu’il n’y est pour rien ; ni impliqué de près ou de loin et qu’il ne sait même pas si quelque chose a été préparé. Pour Kpatcha Gnassingbé, je ne peux pas vous dire si oui ou non il est mêlé à cela. C’est lorsque je l’aurai rencontré, que je saurai s’il est mêlé à cette affaire ou pas.

Comment se portent-ils, le Capitaine Adjinon et les autres inculpés ?

En tout cas l’état général n’est pas mauvais, sauf qu’ils se plaignent de ne pas sortir depuis qu’ils sont incarcérés. Celui que j’ai rencontré, c’est une seule fois qu’il est sorti. C’est la seule fois où on l’a emmené au tribunal chez le juge d’instruction pour que je le vois. C’est la première et dernière fois qu’il était sorti. Et ça, c’est une torture lorsqu’on vous enferme et que vous ne savez pas quel temps il fait dehors. C’est atroce, c’est pire qu’une torture physique.

D’aucuns estiment que la procédure judiciaire est lente. En tant que praticien du Droit, comment appréciez-vous cette procédure ?

La procédure n’est pas si lente que ça. Je dirai qu’elle est normale. C’est parce que le sujet est brûlant et sensible que les gens peuvent appréhender les choses de cette façon. Mais en général au Togo, la procédure judiciaire est lente. Il y a des gens qui font deux ans trois ans sans jamais être entendu par le juge d’instruction – ce qui n’est pas normal. Parfois ils sont invités par le juge une seule fois et l’affaire reste là, on ne les appelle plus. Ça traîne jusqu’à ce qu’un avocat tempête avant qu’on ne recommence l’instruction. En tout cas au Togo, l’instruction a toujours été lente.

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