Cameroun: Les Chinois abreuvent Douala

DOUALA – 21 JANVIER 2008
© Lazare Kolyang, Mutations

imag-promoimagazinePlus que les responsables de la Camwater et même les populations de la ville de Douala, ce sont les Marocains de la Camerounaise des Eaux, grands bénéficiaires de la privatisation de la Société nationale des eaux du Cameroun (Snec), qui devraient le plus se réjouir de l’aboutissement d’un projet dont la première pierre a été posée par le Premier ministre vendredi dernier, 18 janvier, à Ayatto dans l’arrondissement de Dibombari.Inoni Ephraim a ainsi procédé, en présence de l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Cameroun, Huang Changqing et de nombreuses autres personnalités, au lancement des travaux de construction d’une usine de captage d’eau qui devrait, à terme, c’est-à-dire dans un délai d’un an, faire passer le volume d’eau disponible pour les populations de la capitale économique de 115.000 m3 à 180.000 m3 par jour. Mais ce sera toujours insuffisant pour satisfaire les besoins réels des populations de Douala qui s’élèvent aujourd’hui à 250.000 m3 par jour. Il s’agit là de l’un des éléments de la première phase d’un vaste projet qui prévoit à terme de porter l’offre en eau potable de Douala à 260.000 m3.

D’autres travaux sont prévus en partenariat avec la Chine toujours. Il s’agit notamment des aménagements qui sont sur la table du gestionnaire public de l’eau potable au Cameroun depuis quelques années, à savoir la pose d’une canalisation de l’usine du Moungo jusqu’au pont du Wouri, la réhabilitation des installations de Japoma, la construction de trois forages et la réhabilitation de ceux de Massoumbou, la construction et l’équipement de cinq forages urbains à Deido, Bassa Tp, Cité des Palmiers, Génie militaire et Kotto.

La coopération entre les deux pays ne se limite pas seulement au niveau du financement des travaux. Grâce à cette convention de financement, c’est une entreprise chinoise, la Cgc Overseas Construction, qui va exécuter ces travaux dont le coût est estimé à 11 milliards de francs Cfa. En plus de la ville de Douala, d’autres localités devraient aussi bénéficier dans les prochains jours, si on s’en tient aux déclarations du ministre de l’Eau et de l’Energie, Jean Bernard Sindeu, d’un soutien du gouvernement.