Vingt et un cadavres ont été retirés des décombres de l’immeuble de la police criminelle qui s’est effondré samedi à Luanda, a rapporté lundi l’agence angolaise officielle Angop.
![]() Des secours s’affairent après l’effondrement du siège de la police criminelle à Luanda, le 29 mars 2008 © AFP/Archives |
LUANDA (AFP) “Nous avons découverts de nouveaux cadavres, ce qui porte le bilan à 21 morts, 10 hommes et 11 femmes dont un enfant”, a déclaré le commandant national des services de secours, Eugenio Laborinho, cité par Angop.
Le précédent bilan faisait état de 15 morts, mais de nouveaux corps de femmes ont été extraits des locaux de l’unité d’enquête féminine.
Quelque 150 personnes ont été blessées lors de l’effondrement du bâtiment pour des raisons qui n’ont pas été déterminées.
“Les services d’urgence vont continuer à travailler pour retirer les corps qui restent enterrés sous les décombres”, a ajouté M. Laborinho. Un peu plus tôt, il avait indiqué n’avoir plus d’espoir de trouver des survivants.
“Les recherches sont très difficiles. Nous avons fait de notre mieux pour sauver ceux qui étaient coincés dans les décombres, mais nous n’avons plus d’espoir de retrouver qui que ce soit vivant”, avait-il dit.
Les services de secours ont utilisé des chiens pour fouiller les décombres qu’ils dégageaient à la main et à l’aide de grues.
Le ministre de l’Intérieur Roberto Leal Monteiro a précisé que 181 personnes, dont 145 prévenus, se trouvaient apparemment dans l’immeuble lorsqu’il s’est effondré.
Cent-deux blessés, dont neuf dans un état grave, ont dû être hospitalisés, selon le ministère.
Les autorités se sont refusées à tout commentaire sur la catastrophe.
La radio catholique Radio Ecclesia a pour sa part rapporté qu’un 7e étage, comportant un énorme générateur électrique, avait été ajouté à l’immeuble.
Ce bâtiment datant de 1974 avait été ravalé il y a quelques mois. Il est proche du stade de Cidadela, qui doit accueillir la cérémonie d’ouverture de la Coupe d’Afrique des nations en 2010. Des inquiétudes ont déjà été exprimées quant à la stabilité du sol dans le quartier.










