Publié par : imagazinefr | 2 avril 2008

Paris:Patricia FARAUT « le but de ce deuxième congrès, c’est que les femmes se forment »

pubimag132112

Patricia FARAUT (Fondatrice d’Africa Femme Performantes) L’Association « Africa Femmes Performantes » organise les 23, 24 et 25 avril prochains le deuxième Congrès International de la Femme Noire. Avant ce rendez-vous, le fondatrice de ladite association définit dans ce entretien les grands axes de ce rendez-vous.

image article
Patricia FARAUT, vous êtes la fondatrice de « Africa Femmes Performantes ». Pouvez-vous nous dire à quoi répond cette association ?


Patricia FARAUT : « Africa Femmes Performantes » est une association qui a pour objectif de valoriser les compétences des femmes, de créer des connections entre les femmes d’Afrique et celles des diasporas. C’est-à-dire les diasporas américaines, caribéennes et européennes. Le but est de s’unir pour concrétiser nos projets, surtout pour le développement de l’Afrique.

Vos activités, vous les menez à travers des congrès dont la deuxième édition aura lieu les 23, 24 et 25 avril prochain. De quoi sera-t- il question lors de cette rencontre ?

Le congrès qu’on organise les 23, 24 et 25 avril 2008 à Paris a pour objectif d’améliorer les compétences des femmes. Il a un volet formation pour les femmes qui ont des projets, les femmes qui ont déjà des entreprises et aussi les femmes qui ont des idées mais ne savent pas comment les mettre en place. Le but est qu’en arrivant à ce congrès, ces femmes choisissent la section qui les intéresse et qu’elles se forment. Il y a un autre volet qui est la plate forme d’échange où des femmes qui ont déjà créé des produits ou réalisé des projets viennent partager leur savoir faire en tant qu’exemple. Cette plate d’échange permet également aux femmes de vendre ce qu’elles font.

Parce que dans ce type d’évènement on a souvent constaté que c’était toujours des rencontres avec des sessions plénières où on parle trop. Les femmes pays des billets pour venir et après elles les mains vides. Maintenant on a décidé de faire autrement pour que celles qui viennent pour la formation rentrent avec un savoir et celles qui viennent avec leurs produits retournent avec de l’argent pour développer leurs activités. On exclu pas les sessions plénières. Il y en aura parce qu’on a toujours besoin de partager les expériences de nos ainées qui ont déjà réalisé des choses.

A travers vos actions on constate que vous luttez pour la cause féminine. Cela m’emmène à vous poser la question de savoir la place des femmes africaines du monde rural, qui sont les piliers des économies, dans vos actions ?

Bien sur qu’elles ont une place dans nos actions. Parce que comme vous le dites, les économies des pays d’Afrique subsaharienne sont tenues à 80% par les femmes. Elles sont générées par le travail des femmes. On ne peut donc pas mettre ces femmes en marges de nos activités parce que ce sont elles qui font tourner ces économies. Alors nous intervenons justement dans le travail de ces femmes pour leur dire que vous êtes compétentes dans ce que vous faites, c’est bien ce que vous faites.

Maintenant nous allons vous aider à améliorer ce travail. Est-ce que vous avez besoin d’une quelconque formation. En ce moment là nous leur proposons des formations en fonction de leurs besoins. Je prends l’exemple d’une femme au Cameroun qui produit du beurre de « safou ». Elle ne sait pas comment le conditionner. Donc elle a du mal à le vendre. C’est pourtant un produit très bon. On a vu que le besoin de cette femme c’était de mieux conditionner ce produit pour qu’il soit attrayant afin qu’elle puisse le vendre.

Dans ce cas, nous la mettons en contact avec une personne qui travaille dans le conditionnement de manière à créer un partenariat. C’est donc un partenaire qu’on trouve à cette dame pour que son produit soit amélioré et lieux vendu et qu’elle ait sa part de marché. C’est comme ça que nous travaillons avec ces femmes.

Après les deux premières éditions en France vous comptez mettre le cap su l’Afrique en …. Pour la troisième édition. Quels objectifs visez-vous en invitant le monde féminin sur le continent africain ?

Ce sera une grande première. Quelque chose d’historique. Pour la première fois la femme africaine va recevoir ses sœurs descendantes d’esclave qui sont partie depuis longtemps. Cette action n’a jamais été faite comme ça. Donc il y a un besoin. Pour que la femme africaine qui a vu ses enfants partir puisse solennellement et officiellement les recevoir et dire voila je suis parti maintenant je t’ai retrouvée, construisons ensemble ce continent. Un peu comme le retour de l’enfant prodige.

Vous menez des actions de grande envergure. Y a-t-il un écho favorable auprès des femmes et quel bilan faites-vous ?
Je suis agréablement surprise parce que les autres femmes adhèrent à ce combat. Parce que, que ce soit la femme africaine, que ce soit la femme qui vit en Europe, que ce soit la femme descendante d’esclave, aujourd’hui, il y a un réel besoin de s’unir pour pouvoir faire quelque chose. Et ça je l’ai constaté en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis où j’ai rencontré des femmes noires américaines qui manifeste un réel besoin de s’unir. Et je pense que nous arrivons à une ère où les gènes de l’Afrique sont en train de vouloir se mettre ensemble pour construire quelque chose.

Interview Réalisée par
Eugène YOBOUET


Réponses

  1. pourriez-vous avoir la gentillesse de m`envoyer les coordonnées de Madame Patriciat FARAUT. Merci

  2. je suis très intéressée et souhaite inscrire notre Organisation.

  3. Bonjour,
    je suis vraiment contente de voir nous les femmes africaine au premier.
    je voudrais bien m’inscrire dans cette association.


Répondre

Votre réponse :

Catégories