
Au lieu depuis Paris se contenter des rumeurs parfois folles sur la santé du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo, le dernier des baobabs de la Françafrique, notre reporter Imagizine – Réveil FM est allé à la source c’est à dire à Barcelone en Espagne pour s’enquérir. Chaque être humain a droit d”être
malade, convalescent ou guéri y compris un chef de l’Etat. Mais, la santé d’un chef de l’Etat est aussi l’affaire du peuple qu’il a élu. Au delà d’être le président du Gabon, Omar Bongo est le doyen des chefs d’Etats de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale). Imagazine et Réveil FM se sentent doublement intéressé. Le Gabon est l’un des pays phares de la zone Afrique centrale, sa stabilité a vivement contribué à équilibrer une sous région secoué par des conflits internes: Tchad, République centrafricaine, République Démocratique du Congo…
Le centre hospitalier Quiron se trouve dans les hauteurs du Barcelone, la ligne 2 du métro vous y conduit tout droit à l’arrêt Penitens.
La communication sur le séjour du président gabonais, Omar Bongo Ondimba est verrouillée.
Je n’ai rencontré aucun journaliste sur le lieu. Je me suis senti comme un intrus dans le monde des blouses blanches.
Dés mon entrée dans le hall, je me suis dirigé vers l’accueil du centre hospitalier qui est privé. On m’a rédirigé vers l’une des responsables de l’administration dont le bureau se trouve dans le fond, en face de l’accueil une superbe cafétéria prête le flan à la chaussée.

Omar Bongo Ondimba 74 ans, président du Gabon
L’accueil a plutôt été conviviale, après une quinzaine de minutes d’attente, la responsable de l’administration de la clinique vient vers moi s’enquérir de ma présence. Je lui explique que je souhaite m’enquérir sur l’état de santé du doyen des chefs d’Etat de la Cemac, Omar Bongo Ondimba, hospitalisé dans l’établissement.
Avec courtoisie, elle me demande d’attendre quinze minutes de plus.
Assis dans le hall, plusieurs questions envahissent mon esprit: le temps d’attente ? Pourquoi le bulletin de santé d’un chef d’Etat n’est-il pas public ? Pourquoi la famille Bongo soutient-elle mordicus que l’état de santé est privé alors que le président gabonais est un homme public ? Les gabonais et les africains n’ont-ils pas le droit de savoir ? Etc etc.
Alors que j’étais plongé dans mes élubrucations, deux personnes surgissent du long couloir de l’hôpital, ils dialoguent longuement entre eux et se dirigent vers la sortie où une berline mercedes les attend,, chauffeur à bord.
Le sujet concerne-t-il le patient ? Le Gabon ? Le pouvoir de Bongo ?
Ils n’ont pas parlé de succession, ce qui est rassurant.
Bref, après vingt cinq minutes d’attente de plus, le responsable communication de la clinique arrive vers moi, chemise et jeans, simple, tout sourire aux lèvres, un papier à la main.
Dans un anglais parfait, décline son identité et m’invite à me ré-asseoir. ll m’explique sur la base du papier qu’il tient entre ses mains que la famille Bongo souhaite la discrétion du malade, et ne souhaite pas communiquer là dessus.
Il me faitt comprendre que le patient est spécial(président de la République du Gabon) et que toute information doit rester confidentielle. <>cinq minutes après cette mise au point, je comprends que le sujet est clos.
Toujours souriant, il se retire en me remerciant de s’être inquiété de l’état de santé d’un patient pas ordinaire, il me promet de transmettre mes doléances auprès de intéressé.
qu’il y a quelques jours, Mr Pascal Brice, consul de France à Barcelone avait pris contact avec l’entourage du président Bongo. Il souhaitait se rendre à la clinique Quiron pour s’enquérir de l’état de santé de l’illustre patient. Sur ordre de Pascaline Bongo, la directrice de cabinet , la réponse a été : niet.
Les diplomates reçoivent de refus de dire des journalistes ?
Je ne suis pas un paparazzi prêt à tout pour avoir l’information y compris à violer l’intimité de gens pour arriver à ses fins.
Je suis allé au source pour avoir l’information, celle-ci s’est avéré confidentielle défense.
En partant de l’hôpital, j’ai vu sortir du parking souterrain de l’hôpital deux grosses berlines avec des personnalités gabonaises. J’ ai observé un calme apparent dans leurs attitudes respectives. Je suis rassuré, mon voyage pour Barcelone n’aura pas été vain.
Aller à la source ne signifie pas nécessairement avoir l’information.
Comment va Bongo ? Je ne sais pas on m’a pas laissé le rencontrer.




8 juillet 2009 à 5 05 19 0719
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