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11 septembre 2009CI: L`ex-rébellion ivoirienne appelle son chef à quitter le poste de Premier ministre
14 avril 2009
BOUAKE – L’ex-rébellion ivoirienne des Forces nouvelles (FN) a appelé mardi son chef Guillaume Soro à quitter le poste de Premier ministre, pour qu’il ne soit pas “comptable” de la “manoeuvre” menée selon elle par le parti au pouvoir pour “empêcher les élections”.
Dans un communiqué publié à l’issue d’une réunion à Bouaké (centre, fief des FN), les délégués généraux de l’ex-rébellion dénoncent les “allégations” du Front populaire ivoirien (FPI, parti présidentiel) “tendant à convaincre les Ivoiriens et la communauté internationale que les Forces nouvelles seraient réfractaires à l’application” du dernier accord de paix, signé fin 2008.
Selon eux, l’”objectif réel” du FPI “est de mettre tout en oeuvre pour empêcher les élections de se tenir, tout bloquer afin de sauvegarder tous les privilèges acquis” depuis l’élection de Laurent Gbagbo à la présidence en 2000.
“Pour ne pas qu’il soit comptable de cette manoeuvre machiavélique, nous, délégués FN, demandons au secrétaire général sa démission en qualité de Premier ministre; qu’il revienne à Bouaké pour se mettre à l’avant-garde de la lutte du peuple ivoirien pour l’amélioration de son vécu”, concluent les délégués.
La semaine dernière, le Congrès national de la résistance pour la démocratie (CNRD), regroupant les mouvements pro-Gbagbo, avait regretté un “fléchissement” du processus de sortie de crise et appelé les FN à “faire leur part d’effort”.
L’ex-rébellion contrôle le nord du pays depuis son coup d’Etat manqué de septembre 2002 contre le président Gbagbo. Elle est engagée depuis 2007 dans le processus de paix de Ouagadougou, qui a abouti à la nomination de Guillaume Soro au poste de Premier ministre.
Le dernier accord, baptisé “Ouaga IV” et conclu en décembre 2008, prévoit notamment la réunification du pays, mais son application accuse de nombreux retards.
Sans cesse reportée depuis 2005, la date de l’élection présidentielle n’est toujours pas connue.
France/Afrique : Pour Rama Yade, “Pardon” de Ségolène Royal à Dakar: “c’est quelque chose qui ne se fait pas”
13 avril 2009“C’est quelque chose qui ne se fait pas dans la tradition républicaine et démocratique, tout simplement”, a déclaré dimanche la secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Rama Yade, réagissant au “pardon” aux Africains de Ségolène Royal pour le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar en 2007.
“Les représentants de la France sont le président de la République et le gouvernement (…) Elle pouvait parler en son nom, ça pouvait suffire”, a déclaré Rama Yade lors de l’émission “Dimanche soir politique” sur itélé et France-Inter.

Rama Yade, Secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères
“On sent bien que la détestation de Nicolas Sarkozy qu’elle entretient depuis la défaite (en 2007, NDLR) est beaucoup plus forte que d’éventuelles préoccupations pour le continent africain”, a estimé la secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme. “Je n’aime pas ces comportements suspects qui consistent réellement à prendre l’Afrique comme terrain de jeu de la politique intérieure française”.
“Ça suffit les portes-parole de l’Afrique (…) Laissons l’Afrique aux Africains”, a-t-elle lancé. “L’Afrique en a assez des belles paroles socialistes dont on nous abreuve depuis de nombreuses années”.
Rama Yade, qui est née au Sénégal, a également déclaré ne pas aimer “quand les deux pays que je porte dans mon coeur sont l’objet ou le théâtre de tels déchirements”. Et, dans une pique lancée à Ségolène Royal, elle aussi née dans ce pays, elle a déclaré: “Moi je ne suis pas née à Dakar par hasard, c’est ça la différence”.
Par ailleurs, interrogée sur les statistiques ethniques proposées par le commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances Yazid Sabeg, la secrétaire d’Etat a refusé de se prononcer. “Je ne sais pas”, a-t-elle seulement répondu, affirmant être “travaillée entre quelques convictions là-dessus”.
Elle a en revanche souligné le recul observé en France sur la question de l’accès aux hautes fonctions des populations d’origine étrangère. “Pendant trente ans, pas grand-chose n’a été fait (…) Parce qu’il y a eu trente de retard, il faudra trente ans pour rattraper le niveau”, a-t-elle estimé. A ce titre, “l’élection de Barack Obama nous ringardise. C’est un défi lancé à la France”, a-t-elle affirmé. AP
Election présidentielle en Côte d`Ivoire : Le Conseil de sécurité demande un calendrier réaliste
29 janvier 2009

Le Président Laurent GBAGBO & Ban Ki-moon
Le Conseil de sécurité de l’ONU a prorogé mardi pour six mois le mandat de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (OnucI) mais a légèrement réduit son effectif, pour tenir compte des progrès sur la voie de la stabilisation du pays.
Il a également exigé que les acteurs politiques ivoiriens s’entendent rapidement sur un nouveau calendrier électoral et fixent une date définitive pour l’élection présidentielle, constamment repoussée depuis trois ans.
Dans sa résolution 1865, rédigée par la France et adoptée à l’unanimité, le Conseil renouvelle les mandats de l’Onuci et de la force française Licorne qui la soutient jusqu’au 31 juillet, “notamment pour aider à l’organisation en Côte d’Ivoire d`élections libres, ouvertes, justes et transparentes”.
Mais il ramène l`effectif militaire autorisé de 8.115 à 7.450 personnels, suivant ainsi les recommandations du secrétaire général Ban Ki-moon dans un rapport du 8 janvier, compte tenu des “progrès accomplis par les parties ivoiriennes dans la mise en œuvre du processus de paix et du processus électoral”.
Il approuve cependant la condition posée par M. Ban à cette réduction d’effectifs : que la mobilité de l’Onuci soit accrue grâce à des moyens aériens supplémentaires, notamment des hélicoptères, et aussi à l’appui fourni par “Licorne” en matière de capacités d’intervention rapide.
Le Conseil prend également à son compte certains critères énoncés par M. Ban en vue d’éventuelles réductions supplémentaires des effectifs de l’Onuci.
Ils concernent l’achèvement du désarmement des anciens combattants et du
démantèlement des milices, le bon déroulement des élections, le lancement de
la réforme du secteur de la sécurité en Côte d’Ivoire et la restauration de l’autorité de l’Etat sur la totalité du pays.
L’Onuci est déployée depuis avril 2004 en Côte d’Ivoire, où elle est épaulée par la force Licorne (1.800 soldats).
La Côte d’Ivoire est coupée en deux depuis la tentative de coup d’Etat des ex-rebelles des Forces nouvelles contre le président Laurent Gbagbo en septembre 2002. Sans cesse reportée depuis fin 2005, une élection présidentielle est attendue en 2009.
Après le dernier report en novembre, le Conseil de sécurité avait mis en demeure les responsables ivoiriens de faire en sorte que cette élection se tienne avant la fin du printemps.
La résolution 1865 prend note de ce report “avec une profonde préoccupation”.
Elle demande instamment aux acteurs politiques ivoiriens “de trouver sans
délai un accord sur un calendrier nouveau et réaliste qui permettrait d’organiser rapidement” les élections et au président de la Commission électorale indépendante “de rendre public ce calendrier”.
Rappelant son appui au processus politique de Ouagadougou (l’accord de paix inter-ivoirien de 2007, ndlr), le Conseil “se félicite des progrès des opérations d`identification de la population et d’enregistrement des électeurs”.
Mais il demande aux parties ivoiriennes de prendre immédiatement les mesures nécessaires “pour mener à leur terme ces opérations avant la fin du mois de février 2009″. La lenteur de ces opérations de recensement de l’électorat est à l’origine du dernier report de l`élection présidentielle.
AFP

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