France/Immigration: Une lycéenne majeure expulsée ou “raccompagnée” volontairement ?

24 octobre 2009

Une seule chose est sûre : mercredi 21 octobre, Nanette Alanhi Bangofa, une Congolaise âgée de 19 ans, a pris l’avion pour Brazzaville. A-t-elle été expulsée ou a-t-elle bénéficié d’une aide au retour volontaire ? La situation est confuse.

Nanette Alanhi Bangofa aurait été expulsée vers le Congo à partir de l'aéroport d'Orly © AFP PHOTO PIERRE VERDY

Nanette Alanhi Bangofa aurait été expulsée vers le Congo à partir de l'aéroport d'Orly © AFP PHOTO PIERRE VERDY

D’après sa mère, Nanette serait partie mercredi matin de chez elle avec pour tout bagage son sac à dos de lycéenne. Elle aurait ensuite été l’objet d’un contrôle d’identité en Gare du Nord, sur le chemin du lycée Jules Siegfried, dans le 10e arrondissement de Paris, alors qu’elle était en possession de son passeport congolais. Sans pouvoir prévenir ses proches, elle aurait été conduite à l’aéroport d’Orly, où elle aurait embarqué le même jour pour Brazzaville via Casablanca. Ce n’est qu’à son arrivée dans cette ville marocaine, où elle ne connaît personne, qu’elle aurait enfin pu prévenir sa mère.

Une version que la préfecture réfute : “La jeune femme a effectué le 21 octobre (le jour de son vol pour Brazzaville, ndlr) une démarche volontaire auprès de l’Office français de l’immigration et de l’intégration pour bénéficier d’une aide au retour.”

Au Réseau éducation sans frontières (Resf), on confirme que la situation est confuse. “En général, les jeunes que nous suivons sont au courant de leurs droits, savent qu’il ne faut pas se promener avec leur passeport et sont assistés par des avocats. Cette jeune fille ne s’était malheureusement pas fait connaître chez nous”, déplore Isabelle Benoît.

Et de reprendre : “Nous aurions pu déposer un recours devant le tribunal administratif en faisant valoir une mauvaise appréciation de sa situation familiale.” Le père de la jeune fille est en effet décédé, sa mère vit et travaille à Paris, possède une carte de résident de dix ans et est en situation régulière.

Mais, arrivée en France en 2007, Nanette Alanhi Bangofa était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), délivrée en septembre 2009 par la préfecture de police de Paris après que la jeune fille eut fait une demande de carte de séjour.


Istambul2009:Les pays africains peinent à se faire entendre des grandes organisations internationales comme le G20

7 octobre 2009

100_0803Le nombre de places est limité”, …… mais “nos partenaires devraient accepter que nous sommes les mieux placés pour leur expliquer ce qui pourrait être le mieux pour l’Afrique”.

Il faut qu’il y ait au moins une place pour le presque milliard d’Africains qui ont besoin d’être entendus“, ministre camerounais des Finances, Lazare Essimi Menye

Si la dette s’est réduite de manière “considérable”, d’après les PPTE, sa charge pèse encore lourdement.

Un tiers de notre budget est consacré à l’apurement de la dette“, a ainsi souligné lors d’une conférence de presse le ministre ivoirien des Finances, Charles Koffi Dybi. “C’est énorme, et ça ne nous permet pas de nous développer“, a-t-il ajouté. La Côte d’Ivoire est l’un des 35 pays, dont 29 africains, membres de ce groupe.

Les pays africains ont été particulièrement touchés par la crise économique, qui a vu chuter les prix des matières premières, dont le continent est un grand producteur, et les envois de fonds par les émigrés africains. En conséquence, la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait se limiter cette année à environ 1% contre 5,25% en 2008, a souligné à Istanbul la directrice du département Afrique au FMI, Antoinette Sayeh.

SANY0008Du coup, la lutte contre la pauvreté a marqué le pas, même si les gouvernements africains ont plutôt bien réagi à la crise par des politiques budgétaires appropriées, a souligné Mme Sayeh.

Les pays africains veulent croire qu’en dépit de l’amélioration économique attendue, y compris sur leur continent, les pays riches honoreront leur promesse faite en avril d’augmenter de 20 milliards de dollars par an leur aide à l’Afrique d’ici à 2010. “Nous continuons à penser que ces promesses sont sérieuses et vont être matérialisées par la mise à disposition de financements appropriés”, a affirmé sur ce point le ministre camerounais des Finances.

Ils regrettent en revanche que les “financements fournis par les banques multilatérales de développement ont 102_0751davantage consisté en une accélération des décaissements plutôt qu’en une allocation de nouvelles ressources”, selon le communiqué des pays pauvres très endettés.

De plus, remarque Caroline Pearce, de l’organisation non gouvernementale Oxfam, “au moins 90% de l’aide que les pays pauvres ont reçue de la Banque mondiale et du FMI devront être remboursés”.


istabull2009:conférence de presse des ministres des pays PPTE/Allègement de la dette

6 octobre 2009

Lazare Essimi MENYE, Ali M. Lamine ZEINE, Secrétaire  du Commonwealth(COMSEC)

Lazare Essimi MENYE, Ali M. Lamine ZEINE, Secrétaire du Commonwealth(COMSEC)

La 16ème réunion des ministres des finances des pays pauvres très endettés(PPTE) s’est tenue à Istanbul le 3 novembre 2009 sous la présidence conjointe de Monsieur Ali M. Lamine ZEINE, Ministre de l’Economie et des Finances du Niger, et de Monsieur Lazare Essimi MENYE, Ministre des Finances du Cameroun. Cette réunion a été parrainée par le programme de renforcement des capacités des PPTE (PRC/PPTE), l’Organisation Internationale de la Francophonie(OIF) et le Secrétaire  du Commonwealth(COMSEC). Monsieur Donald KABEROUKA, Président de la Banque Africaine de Développement(BAD), a pris une part active aux discussions.

A l’issue de leurs échanges, les Ministres ont relevé que les efforts fournis pour accroitre leurs recettes budgétaires leur ont permis, à l’instar du soutien manifeste des institutions internationales et de l’allègement considérable de leur dette,  de mieux répondre à la crise financière internationale. Les ministres ont toutefois souhaité que les pays à faible revenu (PFR) soient représentés au sein du G20 pour que leur voix soit mieux  entendue. A cet égard, ils ont recommande que l’attention de la communauté internationale sur leurs besoins de financement  a long terme soit maintenue et qu’ils continuent de bénéficier d un soutien substantiel, sous la forme de dons, de prêt concessionnels, pour autant que ceux-ci ne compromettent pas la viabilité de la dette.

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IFTM TOP RESA2009: M Rigobert Boutet, Directeur de la Promotion et de l’Animation Touristique du Bénin

23 septembre 2009

M Rigobert Fourget

M Rigobert Boutet, Directeur de la Promotion et de l'Animation Touristique du Bénin

Pour M Rigobert Boutet, le  directeur de la Promotion et de l’Animation Touristique du Bénin , cet événement d’une importance capitale permet de montrer ses produits et de faire connaitre son pays. “Nous avons de nombreux projets, notamment celui de la route des pêches qui s’étend sur plus de 41 km de Cotonou à la ville de Ouidah”.

Située dans la région littorale entre les mairies de Cotonou, capitale économique et politique du Bénin, et Ouidah, port historique connu pour le transfert des esclaves vers l’Europe et les Amériques.

Cet immense chantier allie l’écotourisme tout en préservant l’habitat traditionnel et permettra d’offrir à une clientèle locale et étrangère une alternative de tourisme de loisirs et de vacances concurrentielles par rapport aux pays et aux régions de tourisme balnéaire. Le projet consiste en la réalisation de 2000 chambres d’hôtel de niveau 3 à 4 étoiles et la mise en place des infrastructures connexes : aqueduc, égouts, électricité, téléphone, voies d’accès et traversées bitumées. Réalisable sur dix années, il comporte des spécificités d’aménagements dans trois localités: Togbin/Adouko Daho, Djègbadji, Avlékété. Pour le Ministre de tutelle, il reste primordial de mettre un accent particulier sur la formation et le renforcement des capacités.

Le Bénin reçoit plus de 200 000 touristes par an ce qui représente 12 milliards de FCFA injecté dans l’économie nationale. Cela contribue à une diminution du chômage en créant plus de 800 000 emplois directs et indirects.

Le souhait du directeur est une meilleure organisation et que les compagnies qui desservent les pays du sud tiennent compte des difficultés.

En 2008, lors de la deuxième édition du Salon International du Tourisme de l’Ecotourisme et de l’Hôtellerie, plus de 150 exposants nationaux et internationaux intéressés par la destination Bénin avaient fait le déplacement pour découvrir une nouvelle approche d’intégration régionale.


Paris: Lancement du Forum Mondial du Développement Durable

22 septembre 2009

La session africaine du 7ème Forum mondial du Développement Durable se tiendra les 9 et 10 octobre prochain au Burkina Faso. Le président Blaise Compaoré et son gouvernement ont choisi d’abriter cette édition qui se veut spéciale à leur yeux. La proximité du sommet de Copenhague en décembre permettra de mettre en lumière les problèmes liés à l’environnement, au réchauffement climatique, à la responsabilité des pays développés face à ceux du Sud.

Par la thématique évoquée, le gouvernement burkinabè marque son intérêt politique dans une perspective des bénéfices tirés de l’initiative de développement. Il répond aussi à la volonté forte en faveur d’une stratégie Nationale de Développement Durable.

Après celui organisé en 2008 à Brazzaville, le Forum du Burkina contribuera certainement au renforcement de la présence du continent dans les instances de décisions internationales en matière de changement climatique. De nombreux experts et scientifiques feront le déplacement pour plancher sur les thématiques choisies représentés par 7 objectifs:

1-Elargir la prise de conscience des enjeux climatiques pour le développement et la nécessité de leur prise en compte dans les politiques et stratégie.

2-Faire un inventaire et une évaluation exhaustive des nouvelles opportunités de développement que pourraient offrir les changements climatiques au plan financier

3-Permettre à des opérateurs économiques d’avoir une bonne compréhension et une maîtrise des dispositifs et mécanismes internationaux pour mieux s’insérer dans le marché mondial du carbone à travers des partenariats

4-Capitaliser les progrès accomplis

5-Partager les savoirs et savoir-faire traditionnels d’Afrique

6-Dégager et consolider une position commune africaine

7-Formuler des résolutions

SEM Deyon Luc Adolf Tiao, Ambassadeur du Burkina Faso à Paris au Sénat lors du petit-déjeuner de Presse

lors de la conférence de Presse au Grand Palais pour le lancement du Forum

Présentation par l’initiateur du Forum, M Emile MALET

Le développement durable n’est pas une doctrine toute faite, il n’a pas été inventé à Massy Palaiseau où se trouve l’Ecole Polytechnique ou en Californie, c’est né des problèmes rencontrés par les paysans latino-américains pour défendre leur terre pour cultiver.

L’Afrique doit apporter son emprunte au développement durable pas uniquement pour l’orienter vers une dimension locale. Le développement durable n’a pas une approche nationaliste de la nature, mais plutôt contextuelle. Le concept mobile qui est celui de ce forum est fait pour mobiliser les cultures, les économies, les sociétés.

Le sommet de Copenhague sera l’enterrement de Kyoto et la promulgation des nouvelles règles internationales sur les questions de l’environnement.

Sur la question de l’eau, il sera proposé au forum de Ouagadougou la création à l’échelle Universelle aux nations Unies une force d’intervention rapide contre les catastrophes naturelles dans les pays en développement, des casques bleus de l’environnement en quelque sorte.