FIDA: LE RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE POUSSE LE ‘PRIX DU DÉVELOPPEMENT’ À LA HAUSSE

14 février 2008

New York, Feb 13 2008

« Le réchauffement climatique peut être particulièrement préjudiciable à la production agricole, il est donc crucial de soutenir ce secteur », a affirmé aujourd’hui le Secrétaire général de l’ONU pendant la 31ème session du Conseil d’administration du Fonds international de développement agricole (FIDA).
« Les changements climatiques bouleversent les cycles climatiques et perturbent les écosystèmes fragiles, ce qui met en danger les cycles de récoltes et la production alimentaire », a déclaré Ban Ki-moon aujourd’hui dans un message adressé aux délégués des 164 États membres du FIDA réunis pour la 31ème sessiondu Conseil d’administration.
« Conjugué à l’augmentation considérable des prix alimentaires de l’année dernière, le réchauffement climatique favorise l’apparition d’une sévère crise alimentaire », a alerté le Secrétaire général.
Il a rappelé à cette occasion que 2008 était l’année du `milliard des plus démunis´, les plus pauvres et les plus vulnérables, pour qui atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement en 2015, notamment la réduction de la moitié des chiffres de la faim et de la pauvreté, était une question cruciale.
Lennart Båge, le président du FIDA, s’est également dit inquiet devant le phénomène du changement climatique, qui « pousse à la hausse le prix du développement ». « Il faudra beaucoup d’argent supplémentaire pour aider les pays pauvres à s’adapter au changement climatique et rendre nos investissements `résistants aux climat´ », a-t-il déclaré lors de l’ouverture de la réunion.
Il a appelé la communauté internationale à accroître ses investissements dans l’agriculture durable à petite échelle, afin de réduire la pauvreté tout en combattant les changements climatiques.
« Les petits agriculteurs font partie de la solution aux problèmes », a-t-il expliqué. « Leur façon de gérer la terre nous concerne tous et leur capacité d’absorber ou de produire du carbone dépendra des opportunités qu’ils auront et des encouragements qu’ils recevront », a-t-il affirmé.
Pourtant, dans les pays les plus pauvres les dépenses budgétaires pour l’agriculture ont chuté vertigineusement au cours des trente dernières années, l’aide au développement pour ce secteur passant de 18% en 1979 à 2,9% en 2006.
La directrice exécutive du Programme alimentaire mondial (PAM), Josette Sheeran, a rappelé pendant la conférence que 80% des personnes exposées à l’insécurité alimentaire vivaient en zone rurale. « Le partenariat entre le PAM, le FIDA et la FAO est encore plus vital au regard des changements climatiques », a-t-elle appuyé.
Une affirmation qui a fait écho aux propos de James Butler, le directeur-général adjoint de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui a plaidé pour une coopération accrue entre les trois agences des Nations Unies basées à Rome.


LE FIDA ET LA BANQUE AFRICAINE DE DÉVELOPPEMENT RENFORCENT LEUR PARTENARIAT

14 février 2008

 New York, Feb 13 2008

Le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque africaine de développement (BAD) ont signé aujourd’hui un mémorandum d’accord qui vise à intensifier leur collaboration pour éradiquer la pauvreté rurale en Afrique.
« Le mémorandum d’accord a été signé par le président du <” http://www.ifad.org/“>FIDA, Lennart Båge, et le président de la BAD, Donald Kaberuka, lors de la 31ème session du Conseil d’administration du FIDA », indique un <” http://www.ifad.org/media/press/2008/10.htm “>communiqué publié aujourd’hui à Rome.
Il s’agit là d’une nouvelle étape dans les relations entre les deux organismes qui, dès 1978, ont signé un accord de coopération qui leur a permis de travailler ensemble et de mobiliser plus de 2,4 milliards de dollars de cofinancement pour 35 projets différents.
Avec le mémorandum d’accord, le FIDA et la BAF s’engagent à encourager une « culture de la responsabilité » afin d’améliorer l’efficacité de leurs activités de développement en Afrique.
Le document fournit aussi un cadre pour l’élaboration et la mise en oeuvre de programmes de travail dans des secteurs comme la microfinance, le renforcement des capacités, la bonne gouvernance, et l’intervention en période post-conflit.
Le partenariat devra également soutenir des actions dans les domaines de l’`agribusiness´, l’autonomie des communautés rurales, le développement des microentreprises et les énergies renouvelables.
Les deux organismes vont entreprendre différentes missions conjointes dans les pays africains afin d’identifier, de préparer, d’évaluer et de superviser les projets. Ils vont aussi créer des réseaux pour coordonner et évaluer leurs activités.
L’accord prévoit par ailleurs la mise en place de programmes de renforcement des capacités à destination du personnel des gouvernements.
Des réunions consultatives semestrielles viendront promouvoir l’échange d’informations et l’élaboration de plans de travails annuels conjoints.
Le FIDA, créé à la suite des famines et des sécheresses qui ont provoqué la mort de millions de personnes en Afrique et en Asie dans les années 1970, célèbre cette année son trentième anniversaire.