Istambul2009:Les pays africains peinent à se faire entendre des grandes organisations internationales comme le G20

7 octobre 2009

100_0803Le nombre de places est limité”, …… mais “nos partenaires devraient accepter que nous sommes les mieux placés pour leur expliquer ce qui pourrait être le mieux pour l’Afrique”.

Il faut qu’il y ait au moins une place pour le presque milliard d’Africains qui ont besoin d’être entendus“, ministre camerounais des Finances, Lazare Essimi Menye

Si la dette s’est réduite de manière “considérable”, d’après les PPTE, sa charge pèse encore lourdement.

Un tiers de notre budget est consacré à l’apurement de la dette“, a ainsi souligné lors d’une conférence de presse le ministre ivoirien des Finances, Charles Koffi Dybi. “C’est énorme, et ça ne nous permet pas de nous développer“, a-t-il ajouté. La Côte d’Ivoire est l’un des 35 pays, dont 29 africains, membres de ce groupe.

Les pays africains ont été particulièrement touchés par la crise économique, qui a vu chuter les prix des matières premières, dont le continent est un grand producteur, et les envois de fonds par les émigrés africains. En conséquence, la croissance de l’Afrique subsaharienne devrait se limiter cette année à environ 1% contre 5,25% en 2008, a souligné à Istanbul la directrice du département Afrique au FMI, Antoinette Sayeh.

SANY0008Du coup, la lutte contre la pauvreté a marqué le pas, même si les gouvernements africains ont plutôt bien réagi à la crise par des politiques budgétaires appropriées, a souligné Mme Sayeh.

Les pays africains veulent croire qu’en dépit de l’amélioration économique attendue, y compris sur leur continent, les pays riches honoreront leur promesse faite en avril d’augmenter de 20 milliards de dollars par an leur aide à l’Afrique d’ici à 2010. “Nous continuons à penser que ces promesses sont sérieuses et vont être matérialisées par la mise à disposition de financements appropriés”, a affirmé sur ce point le ministre camerounais des Finances.

Ils regrettent en revanche que les “financements fournis par les banques multilatérales de développement ont 102_0751davantage consisté en une accélération des décaissements plutôt qu’en une allocation de nouvelles ressources”, selon le communiqué des pays pauvres très endettés.

De plus, remarque Caroline Pearce, de l’organisation non gouvernementale Oxfam, “au moins 90% de l’aide que les pays pauvres ont reçue de la Banque mondiale et du FMI devront être remboursés”.


Benin: Forum de l’Investissement et de l’Epargne

23 septembre 2009


Paris: Lancement du Forum Mondial du Développement Durable

22 septembre 2009

La session africaine du 7ème Forum mondial du Développement Durable se tiendra les 9 et 10 octobre prochain au Burkina Faso. Le président Blaise Compaoré et son gouvernement ont choisi d’abriter cette édition qui se veut spéciale à leur yeux. La proximité du sommet de Copenhague en décembre permettra de mettre en lumière les problèmes liés à l’environnement, au réchauffement climatique, à la responsabilité des pays développés face à ceux du Sud.

Par la thématique évoquée, le gouvernement burkinabè marque son intérêt politique dans une perspective des bénéfices tirés de l’initiative de développement. Il répond aussi à la volonté forte en faveur d’une stratégie Nationale de Développement Durable.

Après celui organisé en 2008 à Brazzaville, le Forum du Burkina contribuera certainement au renforcement de la présence du continent dans les instances de décisions internationales en matière de changement climatique. De nombreux experts et scientifiques feront le déplacement pour plancher sur les thématiques choisies représentés par 7 objectifs:

1-Elargir la prise de conscience des enjeux climatiques pour le développement et la nécessité de leur prise en compte dans les politiques et stratégie.

2-Faire un inventaire et une évaluation exhaustive des nouvelles opportunités de développement que pourraient offrir les changements climatiques au plan financier

3-Permettre à des opérateurs économiques d’avoir une bonne compréhension et une maîtrise des dispositifs et mécanismes internationaux pour mieux s’insérer dans le marché mondial du carbone à travers des partenariats

4-Capitaliser les progrès accomplis

5-Partager les savoirs et savoir-faire traditionnels d’Afrique

6-Dégager et consolider une position commune africaine

7-Formuler des résolutions

SEM Deyon Luc Adolf Tiao, Ambassadeur du Burkina Faso à Paris au Sénat lors du petit-déjeuner de Presse

lors de la conférence de Presse au Grand Palais pour le lancement du Forum

Présentation par l’initiateur du Forum, M Emile MALET

Le développement durable n’est pas une doctrine toute faite, il n’a pas été inventé à Massy Palaiseau où se trouve l’Ecole Polytechnique ou en Californie, c’est né des problèmes rencontrés par les paysans latino-américains pour défendre leur terre pour cultiver.

L’Afrique doit apporter son emprunte au développement durable pas uniquement pour l’orienter vers une dimension locale. Le développement durable n’a pas une approche nationaliste de la nature, mais plutôt contextuelle. Le concept mobile qui est celui de ce forum est fait pour mobiliser les cultures, les économies, les sociétés.

Le sommet de Copenhague sera l’enterrement de Kyoto et la promulgation des nouvelles règles internationales sur les questions de l’environnement.

Sur la question de l’eau, il sera proposé au forum de Ouagadougou la création à l’échelle Universelle aux nations Unies une force d’intervention rapide contre les catastrophes naturelles dans les pays en développement, des casques bleus de l’environnement en quelque sorte.



LIRE SUR IMAGAZINE NOUVEAU

11 septembre 2009

logoimagheaderlogoimagheaderlogoimagheaderlogoimagheaderlogoimagheaderlogoimagheaderlogoimagheaderlogoimagheader


IMAGAZINE

30 août 2009