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30 août 2009Pour Bernadette Chirac, «Sarkozy est fantastique»
1 mars 200829/02/2008 | Mise à jour : 22:17 | Commentaires

Bernadette Chirac s’agace de voir les médias «attaquer le chef de l’État après l’avoir encensé». Crédits photo : LUDOVIC/REA
L’ex-première dame de France veut «offrir quelques succès électoraux au président de la République».
Car aujourd’hui, François Hollande brigue la présidence du conseil général et la partie s’annonce serrée entre la droite et la gauche. Maire de Tulle, le premier secrétaire du PS se présente dans un canton qui vote plutôt à gauche et dont le conseiller général sortant, UMP, ne se représente pas.
Chaussures à talons plats façon tennis aux pieds, l’ex-première dame de France était jeudi à Brive pour soutenir Claude Nougein, vice-président du conseil général sortant, qui fait campagne pour sa réélection dans le canton de Brive Nord-Est. «Faire campagne, serrer des mains, aller à la rencontre des gens, j’adore ça», dit-elle. «L’essentiel, c’est de donner de l’écoute». Très consciencieusement, cette perfectionniste fait du porte-à-porte, rend visite à une personne âgée isolée, fait le tour des commerçants de la Roseraie, un quartier résidentiel tranquille, avant de participer à une table ronde avec les associations. «Il faut m’emmener dans les quartiers difficiles. Vous avez peur ?», lance-t-elle, amusée, à Claude Nougein. Dans l’après-midi, elle arpente le centre piétonnier, avec le sénateur maire UMP Bernard Murat, qui voit en elle «le meilleur homme politique en Corrèze».
C’est en 2001, en pleine cohabitation, que Bernadette Chirac s’est imposée sur le devant de la scène politique, à la faveur d’un tour de France électoral pour les municipales. Non sans succès, à Nancy, au Havre, à Toulon, Caen ou Avignon. Ces élections victorieuses ont fait d’elle une sorte de «talisman» pour la droite qui a abondamment fait appel à elle pour les législatives de 2002. Belle revanche pour celle qu’une partie de l’entourage présidentiel avait toujours voulu cantonner au second plan.
«Il a un grand charisme»
Femme de convictions, Bernadette Chirac reste fidèle à son camp, l’UMP. Et elle tient à ce que cela se sache, elle soutient fermement Nicolas Sarkozy. Elle a d’ailleurs souvent joué les intermédiaires dans les moments de crise entre Jacques Chirac et son cadet. «Heureusement qu’on vous a», a-t-elle glissé à l’oreille de Sarkozy en 2004, pendant une campagne des régionales, désastreuse pour la droite. En 2007, elle a affiché son soutien public au candidat Sarkozy, en participant à des meetings à Lyon et à Montpellier, même si tout le monde n’était pas sur cette ligne à l’Élysée. «Nicolas Sarkozy est fantastique. Il a été formé à l’école de Jacques Chirac. C’est un excellent orateur. Il a un grand charisme», confie-t-elle au Figaro. «Il faut soutenir le président de la République pour lui permettre de mettre en œuvre les réformes pour lesquelles il a été élu.»
Le thème de «la rupture», cher à Nicolas Sarkozy, ne heurte pas l’épouse de Jacques Chirac. «C’est une autre génération. Le monde change, la France change. Elle avait besoin de réformes. Il était nécessaire d’aller de l’avant.» Nicolas Sarkozy, souligne-t-elle, est «un homme courageux», il est «obligé de mettre en œuvre très vite les réformes» parce que «ça ne dure que cinq ans» depuis l’adoption du quinquennat. Une chose en tout cas agace Bernadette Chirac, c’est de voir aujourd’hui les médias et certains élus «attaquer Nicolas Sarkozy après l’avoir encensé».
Alors elle fait campagne, notamment à Brive, pour «offrir quelques succès électoraux au président de la République» tandis que les sondages annoncent une défaite de la droite. La semaine prochaine, elle est prête à aider ceux qui le lui demanderont. Et elle devrait aller à Lyon soutenir Dominique Perben.
Quant à Jacques Chirac, dit-elle, «il a trouvé un nouvel équilibre de vie, de nouveaux repères» depuis qu’il a quitté l’Élysée. «Il travaille à un rythme différent. Il voit beaucoup de monde. Il met en place les bases de sa grande fondation pour le dialogue des cultures et le développement durable. Il est allé en Afrique, il va aller en Chine et au Japon», dit-elle. Et il arrive tous les jours «des sacs entiers» de courrier à leur domicile parisien du quai Voltaire.
«À Sarran, c’est tranquille»
Même si elle a longtemps entretenu le doute sur une possible candidature de son époux en 2007, Bernadette Chirac affirme qu’elle s’était préparée à ce départ de l’Élysée. «Ce n’était pas une surprise.» Mais «j’ai beaucoup aimé tenir cette maison», dit-elle. «J’ai beaucoup aimé cette vie, j’ai accompagné le destin de cet homme exceptionnel qu’est mon mari», ajoute-t-elle.
Aujourd’hui, elle déborde d’activités. Présidente de l’association du Pont-Neuf, qui accorde des bourses à des étudiants des pays de l’Est, elle fait la chasse aux mécènes pour faire face aux problèmes de financement. À la tête de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, célèbre pour ses opérations pièces jaunes. Elle veille sur la Maison de Solenn, destinée aux adolescents en difficulté, et sur le lancement de 20 centres en région. Conformément au souhait de Claude Pompidou, qui ne lui en avait pas parlé avant de mourir, elle a aussi pris la présidence de la Fondation Claude-Pompidou et se passionne pour cette tâche nouvelle. Avec un projet phare, la réalisation d’un grand hôpital consacré à la maladie d’Alzheimer, à Nice.
À 74 ans, Bernadette Chirac se représente pour un septième mandat au conseil municipal de Sarran, le village où le couple possède le château de Bity. Là, pas d’inquiétude : «À Sarran, c’est tranquille».
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Paris : Le corps de l’ex-modèle Katoucha retrouvé
1 mars 2008Jean-Marc Philibert
Reportage au cœur de la brigade fluviale qui a repêché 76 noyés dans la Seine en 2007.Cette triste découverte fait partie du quotidien de la brigade fluviale. Mais cette unité discrète, que beaucoup de Parisiens ont croisée sans le savoir, a également d’autres fonctions plus vitales. Elle multiplie ainsi les exercices de sauvetage sur la Seine. Il y a quelques jours, sous le regard des badauds interloqués, l’un de ses bateaux pneumatiques intervenait pour secourir un homme s’étant jeté dans le fleuve depuis la rambarde du pont Saint-Michel. Un exercice s’intégrant dans un entraînement de tous les instants, déterminant pour pouvoir intervenir rapidement et espérer sauver une victime d’une mort certaine dans une eau qui frôle les 4 °C par ces temps d’hiver.
Installé derrière le poste de pilotage du canot qui file à grande vitesse le long de Notre-Dame de Paris, Olivier Dupas est l’officier en second de la fluviale. L’année dernière, le lieutenant et les 70 fonctionnaires de la brigade sont sortis plus de 2 000 fois en intervention. Secours aux personnes, patrouilles de surveillance, contrôles de la navigation, recherches ou assistance aux autres services de police… ses hommes ont également sorti 76 corps des eaux de la Seine. Un chiffre dans la moyenne : la brigade repêche entre 70 et 80 cadavres dans le fleuve chaque année. Des hommes pour les trois quarts, mais également des femmes et, parfois, des… animaux. Comme cette fois où les plongeurs ont dû récupérer la dépouille d’un mouton tombé à l’eau. La bête avait échappé à ses gardiens, du côté de la Porte de Versailles, durant le Salon de l’agriculture.
Prêts à partir en intervention
De retour quai Claude-Bernard, le lieutenant Dupas saute sur les pontons flottants qui servent de base à la brigade. Alignés en contrebas du Jardin des Plantes, trois bâtiments accueillent les équipes qui se relaient 24 heures sur 24. Prêts à partir à la première alerte, deux bateaux pneumatiques rapides siglés «Police» voisinent avec la plus grande unité de la fluviale, l’ Ile-de-France. Long de 22 mètres, ce remorqueur-pousseur, équipé d’une grue et d’une lance à incendie, peut lui aussi intervenir sur les 140 km de voies navigables placées sous la compétence de la brigade. Sur le quai, installés sur des remorques, trois autres canots pneumatiques sont prêts à partir en intervention. «Cela nous permet d’aller plus vite quand nous devons intervenir au-delà des écluses de Suresnes et de Port-à-l’Anglais, à Vitry», explique le lieutenant.
Jeudi, c’est à bord du Cronos, un prototype de canot pneumatique dessiné spécialement pour la fluviale, que les plongeurs ont récupéré le corps de Katoucha, qui flottait sur la Seine. Il aura parcouru moins de cinq kilomètres depuis le pont Alexandre-III où est amarrée la péniche sur laquelle l’ex-mannequin résidait…
france, politique : Rama Yade visée par une plainte
29 février 200829/02/2008 | Mise à jour : 20:19

Les propos tenus par Rama Yade le 16 février dernier, et l’absence d’excuses de la part de cette dernière, ont incité le socialiste Philippe Sarre à déposer plainte. Crédits photo : Thibault Camus/AP
Son adversaire socialiste à la mairie de Colombes attaque la benjamine du gouvernement pour diffamation après qu’elle ait reproché à la gauche de s’en prendre à elle en raison de sa couleur de peau.
«Je m’étais engagé à porter plainte si je n’obtenais pas d’explications et d’excuses de Rama Yade. Il n’y en a pas eu depuis dix jours». Voilà comment le candidat de la gauche à Colombes, le socialiste Philippe Sarre, a justifié vendredi soir le dépôt d’une plainte contre Rama Yade pour diffamation. La secrétaire d’Etat aux droits de l’homme, qui se présente à Colombes en numéro 3 sur la liste de la maire sortante Nicole Goueta, avait, lors d’une réunion publique le 16 février dernier à Colombes, dénoncé «cette gauche (…) qui s’en prend à moi parce que je suis noire». Des propos qui avaient suscité la colère de l’opposition. Le porte-parole du PS Julien Dray avait exigé des excuses, faute de quoi il avait promis des suites judiciaires.
«N’ayant aucun goût pour la polémique, je suis tout à fait disposé à retirer cette plainte si, comme elle l’a fait suite aux déclarations d’Argenteuil (sur le spray anti-SDF Malodore, ndlr), madame Yade revient sur ses accusations», précise Philippe Sarre dans un communiqué. Le candidat, par ailleurs conseiller général PS des Hauts-de-Seine, a envoyé sa plainte par courrier au parquet de Nanterre.
Une autre polémique est survenue à la suite des propos tenus mardi par Rama Yade, cette fois-ci lors d’un déplacement à Argenteuil pour soutenir Georges Mothron, candidat UMP à sa réélection aux municipales. Interrogée sur le spray «Malodore», un produit destiné à éloigner les SDF, acheté en août par la mairie d’Argenteuil, Rama Yade avait répondu : «Il faut tout tenter dans une ville, il faut essayer». Avant de parler d’un «malentendu» deux jours plus tard. «Evidemment que c’était une idée condamnable, malheureuse, que je condamne totalement», a-t-elle dit.
La bataille des municipales entre la maire sortante UMP Nicole Goueta et Philippe Sarre s’annonce comme la plus serrée des Hauts-de-Seine. Avant la victoire en 2001 de Nicole Goueta, une ancienne du RPF, la ville était gérée par les communistes.
Publié par imagazinefr
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