Nepad Dialogue édition française n° 215 du 12 mars 2008.

14 mars 2008

NEPAD Dialogue Masthead
  12 Mars 2008 | EDITION FRANÇAISE | Numèro 215
NEPAD Logowww.nepad.org
   
.01 “Aidez-nous” – Une banque africaine fait appel au
secteur privé pour développer les infrastructures
 
.02 Le NEPAD au Kenya reste occupé en période difficile  
.03 L’Ouganda achève les derniers stades de son évaluation par les pairs  
.04 Le NEPAD-Fonds espagnol pour la responsabilisation des femmes: nouveau délai pour les propositions  
.05 Programme NEPAD TV  
.06 Contactez-nous  
.07 Liste des destinataires  
.01

“Aidez-nous” – Une banque
africaine fait appel au secteur
privé pour développer les
infrastructures

Les “contraintes et défis intimidants” du développement d’infrastructures en Afrique ont été décrits par les représentants de la Banque de Développement de l’Afrique australe (BDAA) et de la Banque africaine de développement (BAD) lors d’un atelier à Johannesburg en Afrique du Sud, organisé le 26 février 2008 par la Fondation pour la promotion des affaires du NEPAD.

Les porte-parole des banques y ont fait appel au secteur privé pour s’unir à eux et aider à trouver des solutions.

[Picture] Lynette Chen, CEO, NEPAD Business Foundation

Lynette Chen

Lynnette Chen, PDG de la Fondation pour la promotion des affaires du NEPAD (qui fait la promotion du dialogue entre les secteurs public et privé sur la réalisation et la mise en œuvre des objectifs du NEPAD) a décrit l’atelier comme une plateforme qui permet au monde des affaires de comprendre les principes du NEPAD et de s’engager dans ses initiatives.

Elle a expliqué que le Secrétariat du NEPAD a identifié le développement des infrastructures comme le besoin le plus critique pour faire le pont entre l’Afrique et le monde développé. Sans suffisamment de transport, énergie, télécommunications ni réseaux d’eau, toutes les autres initiatives de développement sont extrêmement limitées.

Mwafoyonjo Lyson Muwila, Directeur du programme principal de la BDAA, a donné les grandes lignes des contraintes sociales, politiques, financières et culturelles auxquelles les secteurs public et privé doivent faire face pour s’attaquer aux projets de développement.

Il a souligné que « l’Afrique du Sud se trouve à plusieurs égards dans une position beaucoup plus favorable en matière de compétences, ressources, innovation et expertise. C’est pourquoi elle a un rôle critique à jouer pour ouvrir le potentiel du continent. Les risques sont certainement plus grands en Afrique, mais les récompenses sont proportionnellement plus importantes.”

Il a dit que malgré les nombreux obstacles qui entravent le développement, beaucoup de pays affichaient actuellement une croissance économique rapide. Malheureusement, le manque d’infrastructures adéquates voulait dire qu’elles n’avaient pu soutenir ni maintenir cette croissance. Il faut donc urgemment solliciter toutes les ressources et expertise possibles pour trouver des solutions.

Mwafoyonjo Lyson Muwila

“Il est impossible pour les gouvernements de trouver tous les ans US$20 milliards nécessaire pour créer les infrastructures requises,” a souligné Muwila.

“Nous nous tournons vers le secteur privé pour mettre en œuvre plusieurs formes de partenariats privé-public et d’autres initiatives pour construire les infrastructures du continent. Nous ne pouvons plus nous permettre de ‘penser sur le plan régional et d’agir sur le plan national’. La croissance dépend de la collaboration de tous les pays pour former une seule entité.”

Il a indiqué que la réussite de projets régionaux comme le Corridor de Développement de Maputo est un parfait exemple du développement futur.

“Je peux également mentionner MOTRACO, le Corridor du Trans-Kalahari, le Pont de Kazungula, le Projet d’infrastructure en matière d’information régionale de la SADC, le Projet d’eau transfrontalier de Caledon et la Promotion des aires de conservation transfrontalières. Chacun de ces projets a d’une manière ou d’une autre englobé des partenariats privé-public.”

Il a aussi décrit le succès énorme de la Tunisie où l’on a utilisé des PMME quasi exclusivement pour promouvoir l’électrification du pays.

Muwila a reconnu que pour obtenir du succès, il fallait que les projets soient entièrement appuyés par les chefs d’états, poussés par les champions des secteurs public et privé et soutenus par les personnes sur qui ils avaient un impact.

Il n’a pas hésité à reconnaître les nombreux défis socioéconomiques et politiques à surmonter par les futurs promoteurs. Cependant, il a ajouté que les pays mêmes étaient conscients des défauts et qu’ils accueillaient en conséquence les rapports sur le gouvernement d’entreprise qui les aidaient à se développer pour l’avenir.

Mike Salawou

Mike Salawou, Coordonnateur de projet de la Facilité pour les Projets de développement des infrastructures du NEPAD à la Banque africaine de développement, a considéré les principales contraintes financières du secteur privé qu’il faut résoudre avant de se lancer dans des programmes de développement d’infrastructures. Comme Muwila, il n’y est pas allé de main morte mais a souligné le besoin de générer de nouveaux paradigmes de développement en suggérant un recours éventuel aux régimes de retraite pour subventionner les projets.

“Il nous faut d’abord savoir ce que vous, le secteur privé, considérez comme les principales difficultés en ce qui concerne une participation financière aux infrastructures d’Afrique. Comment voyez-vous les obstructions et obstacles? Deuxièmement, où identifiez-vous les possibilités de participation? Sachant les réponses nous aidera à diriger notre dialogue avec les gouvernements, à influencer les politiques et à établir des partenariats.”

Les participants à l’atelier ont rapidement soulevé leurs préoccupations qui allaient de l’évaluation des mécanismes à l’instabilité politique, auxquelles Muwila a répondu en donnant l’essence succincte de l’Afrique et ses défis.

“Nous, les institutions de développement, sommes aussi frustrées que vous, le secteur privé. C’est pourquoi nous avons désespérément besoin de vous, vos compétences, votre ingéniosité, vos ressources et vos capacités afin de trouver des solutions de développement pour notre continent.

“L’instabilité politique et les contraintes financières, culturelles et physiques. Voilà ce que représente notre environnement. Nous devons concevoir des modèles de risques appropriés. Nous ne pouvons pas simplement tourner le dos aux pays qui sortent du conflit ou qui s’y trouvent toujours parce qu’il n’y a pas de structures, politiques ou cadres juridiques que nous attendons de voir dans des pays ‘normaux’.

“Ensemble, nous devons trouver des solutions. Aidez-nous. Donnez-nous vos conseils et recommandations. Nous les prenons au sérieux, car ils nous sont utiles lors des rencontres avec les gouvernements. Nous avons devant nous une tâche énorme, mais je suis convaincu que nous y arriverons si nous nous donnons la main.”

Pour avancer les objectifs du NEPAD, la Fondation pour la promotion des affaires du NEPAD a créé un Bureau de gestion de projets sous John Rocha dont le rôle crucial est de faciliter et d’améliorer les rapports entre le secteur privé et les institutions de développement les plus importantes d’Afrique telles que la BDAA et la BAD.

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.02

Le NEPAD au Kenya reste occupé en période difficile

* Rédigé par Ronnie Ojwang, Responsable de recherche au Secrétariat du NEPAD au Kenya

Le Kenya passe par la période la plus difficile de son histoire depuis ses élections générales hautement contestées. Le Secrétariat du NEPAD à Nairobi a senti les effets de cette crise.

Le Secrétariat a pu se réunir le 14 février 2008 avec les organisations les plus importantes de la société civile ayant participé au processus d’autoévaluation du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) en 2005, afin de voir comment le NEPAD pouvait les incorporer à la préparation du second rapport annuel du MAEP de juillet 2007 à juin 2008. La présentation de ce rapport est prévue au cours du Sommet des Chefs d’états du NEPAD qui sera tenu au Caire en Égypte.

On a souligné un besoin important d’impliquer les organisations de la société civile au processus afin de rassembler les points de vue de la population.

Ce processus sera exécuté à travers des forums par résolution de problèmes spécifiques et utilisent le MAEP comme outil de coordination des voix de la société civile. Ceci permet de raffiner les partenariats entre parties prenantes et institutions clés impliquées à la formulation des politiques et aussi de créer une meilleure plateforme à partir de laquelle les questions générales concernant le rapport du MAEP 2006 peuvent être abordées et résolues par les institutions au pouvoir.

La réunion a également accepté qu’il faut garantir la participation maximum de la société civile à la mise en œuvre du Programme National d’Action du MAEP dans le pays.

Le briefing officiel des parties prenantes principales sur le Programme intégré pour le développement de l’agriculture en Afrique (PIDAA) a été tenu le 28 février au siège du Ministère d’Agriculture à Nairobi au Kenya.

Cette session a permis d’expliquer aux participants les origines du programme et de présenter les joueurs étatiques et non étatiques qui participent à la mise en œuvre.

Le Bureau régional de l’USAID a saisi l’occasion pour présenter ses perspectives sur les démarches à suivre pour rationaliser le PIDAA de façon créative afin de correspondre aux projets de développement agricole de la région Horn au Kenya.

Il est noté que la majorité des dispositions en matière de subvention des districts au nord du pays sont destinées aux opérations d’urgence et que les initiatives de développement reçoivent moins.

Certaines questions importantes soulevées au cours de la réunion étaient:

  • Le besoin de créer des partenariats plus proches encore pour la mise en œuvre du PIDAA au Kenya;
  • Le PIB national est étroitement lié au PIB agricole ; il faut donc que les allocations budgétaires au Ministère d’Agriculture augmentent avec le temps;
  • Le besoin d’incorporer le composant Révolution verte en Afrique (RVA) au PIDAA au Kenya;
  • Subventions de la Banque africaine de développement pour distribuer des engrais et graines aux agriculteurs.

Le Secrétariat du NEPAD au Kenya lance désormais une phase de planification rigoureuse pour préparer le second rapport annuel du PIDAA à présenter lors du Sommet de l’Union africaine en juin 2008. Il s’agit entre autres de rassembler des points de vue de la population à travers des forums par résolution de problèmes, études documentaires et ateliers provinciaux avec les parties prenantes.

Le Secrétariat du NEPAD au Kenya organise un forum NEPAD pour les journalistes/médias d’Afrique de l’est du 16 au 20 mars 2008 à Arusha en Tanzanie. Ce forum réunira les plus grands praticiens des médias des pays d’Afrique de l’est pour trouver des moyens d’améliorer la qualité des reportages portant sur les questions africaines.

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.03

L’Ouganda achève les
derniers stades de son
évaluation par les pairs

Une Mission d’évaluation du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) a terminé sa visite de trois semaines en Ouganda suite au Rapport d’autoévaluation et Programme d’Action de ce dernier.

Tenue du 3 au 23 février 2008, la mission devait déterminer dans quelle mesure le rapport et le programme représentaient les points de vue de la population ougandaise et la propriété des personnes jusqu’au plus haut niveau.

Prof. Adebayo Adedeji

Composée de neuf hommes et cinq femmes de 13 pays africains, la mission était menée par le Professeur Adebayo Adedeji, président du Panel des personnalités éminentes, ancien Secrétaire général adjoint et Secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies.

Après avoir effectué une visite officielle au Président Museveni la mission a rencontré plusieurs chefs dans les domaines politiques, économiques et sociaux pour aider le pays à réfléchir à la mesure dans laquelle l’Ouganda respecte les codes et normes internationaux convenus par l’Union africaine comme fondement de l’évaluation par les pairs.

L’équipe s’est entretenue avec de nombreuses parties prenantes telles que le secteur privé, institutions du gouvernement, ministères, corps statutaire, pouvoir judiciaire, Parlement, société civile, communauté diplomatique, équipe de pourparlers de paix à Juba, grand public. Elle a aussi tenu quatre consultations régionales.

Un Rapport d’évaluation de pays sera produit après l’achèvement de la mission. Le gouvernement de l’Ouganda aura l’occasion de donner une réponse formelle endéans les 21 jours après réception du rapport.

La réponse du gouvernement sera publiée en entier et jointe au Rapport d’évaluation comme appendice. Le Président Museveni fera une présentation à ses pairs lors de l’Évaluation par les pairs de l’Ouganda en juin 2008 au Caire en Égypte.

Avec le soutien d’autres institutions ougandaises et l’usage de différentes méthodologies, la Commission nationale du MAEP a mené son autoévaluation initiale, dont les résultats ont été validés par la Commission de façon indépendante et impartiale.

La Commission a achevé le Rapport d’autoévaluation et élaboré un Programme d’Action. Après la présentation du Rapport d’autoévaluation au Président le 19 janvier 2008, la Commission a rendu le rapport public le 21 janvier 2008 après quoi il a été soumis au Cabinet pour évaluation et présentation au Parlement.

Le processus d’autoévaluation est reconnu comme un des composants les plus importants de tout le processus d’évaluation par les pairs.

Membres de la Mission d’évaluation

La Mission d’évaluation était composée de Dr. Francis Chigunta, expert en matière de développement et environnement, et universitaire zambien; Dr. Thomas Nzioki Kibua, ancien Gouverneur adjoint de la Banque centrale du Kenya ayant énormément d’expérience pratique dans la gestion des affaires macroéconomiques; Dr. Khabele Matlosa, spécialiste sud-africain en matière de gouvernance; Professeur Mike Obadan, Professeur d’Économie de l’Université du Bénin, ville de Bénin au Nigeria; Dr. Makha Dado Sarr du Sénégal, ancien Secrétaire exécutif adjoint de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique avec plus de 30 ans d’expérience en éducation, recherche, et analyse et planification de développement de politiques; Professeur Ruth Meena de Tanzanie, scientifique politique, pédagogue et activiste des droits de l’homme ayant un savoir approfondi de la politique et des processus politiques en Afrique; et Patricia Cisse de Côte d’Ivoire, expert en matière de gouvernance d’entreprise pour le Secrétariat du MAEP, la Banque africaine de développement et la Banque mondiale.

Les partenaires stratégiques étaient également représentés: Donatien Bihute du Burundi, ancien Ministre des Finances et de la Planification économique; Dr. Eltigani Seisi Mohamed Ateem du Soudan, conseiller régional principal du NEPAD et de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique à Addis-Abeba; Dr. Gladys Mutangadura du Zimbabwe, responsable des affaires économiques de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

L’équipe comptait également des membres du Secrétariat du MAEP: Dr. Afeikhena Jerome, coordinateur de la gouvernance et gestion économiques et coordinateur de pays pour l’Ouganda; Eunice Kamwendo-Chintedza, analyste de recherche en matière d’économie et gestion; et Dr. Rachel Mukamunana, analyste de recherche en matière de démocratie et de gouvernance politique.

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.04

Le NEPAD-Fonds espagnol pour la responsabilisation
des femmes: nouveau délai pour les propositions

En raison des changements communiqués concernant la direction du Fonds espagnol pour la responsabilisation des femmes du NEPAD, on prévoit d’annoncer le deuxième appel à propositions de demande de subvention. On invite les demandeurs de subvention à soumettre ou re-soumettre leurs propositions aussitôt que le délai est finalisé. Entre temps, les demandeurs de subvention sont priés de retenir leurs propositions jusqu’à la communication de la nouvelle date.

Le Secrétariat du NEPAD voudrait encore s’excuser pour tout désagrément que ce changement de date occasionne.

Les propositions envoyées au Fonds suite au premier appel de demande de subvention jusque fin août 2007 sont en cours d’être traitées.

Il est prévu que le recrutement des membres de l’Équipe de gestion technique (EGT) du Fonds sera bientôt finalisé.

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.05

Programme NEPAD TV

Le prochain programme prévu pour NEPAD TV sur la SABC Africa (DSTV, Chaîne 286) est:

African Views

•  12 mars, 20h00 – 21h00 (heure sud-africaine)

Prof. Eric Buch

Cette discussion de spécialistes où les auditeurs sont invités à intervenir par téléphone accueille le Professeur Eric Buch, conseiller en matière de santé, VIH et SIDA pour le secrétariat du NEPAD. Il est Professeur de politique et gestion de la santé à l’École des systèmes de la santé et de la santé publique à l’Université de Pretoria en Afrique du Sud et membre du Groupe stratégique consultatif au Centre international des ressources humaines pour les soins infirmiers. Il siège aussi au Conseil d’Administration de l’Alliance mondiale des professionnels de santé.

La discussion traitera le sujet des politiques en matière de santé du NEPAD en Afrique. Le groupe d’experts comprendra trois membres de l’Organisation mondiale de la santé.

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Contactez-nous

Thaninga Shope-Linney
Directrice Générale – Communications et PromotionTél.: +27 (0)11 313 3776
Fax: +27 (0)11 313 3778

Robert Muyanga
Directeur des Relations publiques et du MarketingTél.: +27 (0)83 704 4509
Fax: +27 (0)11 313 3778

www.nepad.org

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.07

Liste des destinataires

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NEPAD Dialogue est une publication au nom du Secrétariat du NEPAD:

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Fax: +27 (0)21 434 5217
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