IMAGAZINE

30 août 2009

Sommet de l’UA échappe in extremis à la venue de M. Ahmadinejad

1 juillet 2009

Les chefs d’Etat africains se sont retrouvés mercredi à Syrte, en Libye, pour un sommet sous l’égide de Mouammar Kadhafi, qui a tenté un premier coup d’éclat en invitant le président iranien Mahmoud Ahmadinejad mais dont la venue a été annulée in extremis. Autre revers apparent pour le leader libyen, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi – convié en tant qu’hôte du prochain G8 – a lui aussi annulé sa visite juste avant l’ouverture de la rencontre, officiellement en raison de la catastrophe ferroviaire de Viareggio dans le nord-ouest de l’Italie.

 

Les ministres africians des affaires étrangères assistent à l'ouverture de l'UA à Syrte (Libye), le 29 juin 2009.

Les ministres africians des affaires étrangères assistent à l'ouverture de l'UA à Syrte (Libye), le 29 juin 2009.

L’invitation adressée à la dernière minute par le “Guide” à M. Ahmadinejad, moins de trois semaines après une élection très contestée, avait suscité malaise et interrogations parmi les délégations du 13e sommet de l’Union africaine (UA).

L’annulation de sa venue a été annoncée par la présidence iranienne sans explication. Sa présence risquait d’éclipser les sujets à l’ordre du jour et notamment la mise en place d’un “gouvernement africain”, projet particulièrement cher au leader libyen qu’il veut faire avancer coûte que coûte pendant les trois jours de ce sommet.

Les diplomates européens présents comme observateurs s’étaient réunis pour envisager de quitter la salle de conférences en cas de diatribe particulièrement violente du président iranien.

“L’annulation de sa visite est juste une bonne nouvelle”, assurait l’un d’eux mercredi matin, visiblement soulagé de voir s’éloigner un possible incident diplomatique.

Invité officiel de l’UA, le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est lui bien arrivé à Syrte et devait comme prévu prendre la parole durant la cérémonie d’ouverture du sommet.

Mais, les contre-temps se multipliant, il était impossible de savoir mercredi matin à quelle heure cette cérémonie aurait lieu.

Les délégués pouvaient tromper leur attente en déambulant dans le gigantesque centre de conférences de Syrte, un édifice ultramoderne construit à 500 km à l’est de Tripoli entre la Méditerranée et le désert, dans la région natale de M. Kadhafi.

Les couloirs y sont tellement longs qu’une jeep y est y garée à l’intérieur pour transporter le “Guide” sur d’épais tapis rouges.

Autoproclamé “roi des rois traditionnels d’Afrique”, M. Kadhafi avait été élu en février pour un an à la présidence de l’UA malgré les réticences de certains dirigeants.

Au pouvoir depuis 40 ans, il peut aussi désormais se targuer du titre de doyen des chefs d’Etat africains, qui lui est revenu après la mort début juin du président gabonais Omar Bongo Ondimba.

Il entend profiter de ce sommet pour forcer la voie à la création d’une “Autorité” africaine aux pouvoirs exécutifs élargis, qui constituerait à ses yeux une avancée majeure vers les “Etats-Unis d’Afrique” dont il a fait son grand projet.

Le thème officiel de la rencontre est le développement de l’agriculture, au moment où l’Afrique fait face à une crise alimentaire.

Mais le sommet ne pourra pas faire l’impasse sur les crises politiques ou les conflits qui se sont multipliés ces derniers temps sur le continent, de la Somalie au Niger en passant par Madagascar ou la Guinée Bissau.

A la veille de la rencontre, l’UA a réintégré la Mauritanie, suspendue de l’organisation depuis le coup d’Etat d’août 2008, en saluant le “retour à l’ordre constitutionnel” après la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.

Parmi les chefs d’Etats présents à Syrte, le Soudanais Omar el-Béchir devrait à nouveau recevoir le soutien de ses homologues africains en dépit du mandat d’arrêt lancé à son encontre par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité au Darfour. 

 

 


Paris/Abidjan: Des journalistes à la résidence de S.E.M. Pierre Kipré

19 juin 2009

logo2reveilfm11Le 4 juin dernier à Paris, une délégation de l’association de la presse étrangère a rendu visite à Pierre Kipré, chef de  la chancellerie ivoirienne. L’opportunité de cette rencontre a permis d’apporter  un éclairage  aussi bien sur la situation sociopolitique que sur  l’environnement économique de la Côte d’Ivoire. Cette rencontre fait partie des rendez-vous entre l’association et les diplomates des pays amis de la France.

En guise d’introduction, clément Yao de l’intelligent d’Abidjan plante le décors

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Paris : Xavier Bertrand, à haute voix !

29 avril 2009

pubimag1321140Par Freddy Mulongo (Reveil FM)

Paris, jeudi 23 avril 2009, Xavier Bertrand, le secrétaire Général de l’UMP lors de la conférence de presse au Cape. 

Invité par l’Association de la Presse Etrangère (APE), dont notre confrère Nicolas Abena est conseiller et reponsable de Imagazine, Xavier Bertrand l’ancien ministre travail et l’actuel patron de l’UMP est venu au Cape, la veille de ses trois mois à la tête du parti sarkozyste. Très proche de Nicolas Sarkozy, du début à la fin de son intervention, Xavier Bertrand, le patron de l’UMP n’a cessé de parler du “Mouvement Populaire”. L’UMP est-il entrain de muter ?

Xavier Bertrand, sous le regard bienveillant de Christine Ranunkel, vice-présidente de l'APE. La modération a veillé à ce que chaque journaliste pose ses questions. C'est pour la première fois, Xavier Bertrand venait au Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape)

Xavier Bertrand, sous le regard bienveillant de Christine Ranunkel, vice-présidente de l'APE.

Homme libre et grand connaisseur des dossiers, Xavier Bertrand est arrivé sans escorte et sans notes. Après une présentation faite par Christine Ranunkel, la vice-présidente de l’APE, il est entré avec ardeur dans le vif du sujet, avec des formules dont il est seul dépositaire du secret: “L’enjeu est simple pour le Mouvement Populaire: relancer la dynamique militante et politique ainsi que celle des idées (…) la vocation d’un parti politique est d’impulser et porter des réformes. Un parti politique n’est pas là pour préparer les élections (européennes ?).

Réponse: Quand l’Europe veut, l’Europe peut ! C’est le tract de la campagne européenne pour les élections européennes du 7 juin 2009 qui a été mis à la disposition des journalistes.

Le Mouvement Populaire a dit Xavier Bertrand doit s’ouvrir à l’international et pas rester dans un débat franco-français

Et l’Afrique dans cette grande ouverture à l’international a-t-elle sa place ? Réponse dans cette vidéo

Suite et fin de ce premier rendez-vous avec la presse étrangère.


Attentat du Marriott: le Pakistan accuse les talibans liés à Al-Qaïda

21 septembre 2008

Le Pakistan a accusé dimanche les talibans pakistanais liés à Al-Qaïda d’avoir perpétré au camion piégé ayant tué la veille au moins 60 personnes à l’hôtel Marriott d’Islamabad, dans un pays déjà en proie à une vague d’attentats islamistes qui a fait près de 1.300 morts en plus d’un an.

L’hôtel Marriott après l’attentat à la voiture piégée, le 20 septembre 2008 à Islamabad
© AFP Farooq Naeem

ISLAMABAD (AFP) Le conseiller du Premier ministre chargé de l’Intérieur, Rehman Malik, a expliqué à la presse que les responsables de l’attentat venaient des zones tribales du nord-ouest du Pakistan frontalières avec l’Afghanistan, repaires de combattants islamistes proches d’Al-Qaïda et des talibans afghans.

“Tous les chemins conduisent aux FATA”, l’acronyme désignant ces zones tribales, a-t-il dit. Cet attentat, avec 600 kg d’explosifs, “porte la marque d’Al-Qaïda”, avait déclaré auparavant à l’AFP un enquêteur.

Personne n’a revendiqué cette attaque –”le 11-Septembre du Pakistan” selon Najam Sethi, rédacteur en chef du Daily Times– mais les spécialistes du réseau d’Oussama Ben Laden estiment depuis des mois que le nord-ouest du Pakistan est devenu “le nouveau front de la guerre contre le terrorisme”.

Les Etats-Unis sont convaincus que les talibans et Al-Qaïda ont reconstitué leurs forces dans ces zones tribales. Les forces américaines en Afghanistan y multiplient les tirs de missiles ciblant les combattants fondamentalistes, mais sans épargner des civils, au grand dam d’Islamabad qui proteste en vain.

Le New York Times assurait jeudi que le président George W. Bush avait autorisé secrètement en juillet les forces spéciales américaines à mener des raids terrestres dans ces régions, sans l’approbation préalable d’Islamabad.

C’est ce qui s’est passé le 3 septembre, quand des hélicoptères américains, et probablement des soldats au sol, ont attaqué un village, tuant, selon Islamabad, 15 civils, dont des femmes et des enfants.

Pire, ces dernières semaines, les tirs de missiles par des drones américains s’abattent quasi quotidiennement sur des maisons dans les zones tribales, tuant des combattants d’Al-Qaïda ou des talibans, mais aussi des civils.

Car Washington estime qu’Islamabad ne fournit pas assez d’efforts dans le cadre de sa “guerre contre le terrorisme”.

Sous pression américaine, l’armée pakistanaise a donc lancé en août une vaste offensive dans le district tribal de Bajaur, qui a fait 800 morts, pour l’essentiel des combattants islamistes.

La République islamique du Pakistan, seule puissance nucléaire militaire du monde musulman, a déjà payé un très lourd tribut à cette lutte contre le terrorisme, avec plus d’un millier de soldats tués dans les zones tribales depuis 2002 et, surtout, 1.300 morts dans une campagne sans précédent d’attentats suicides depuis plus d’un an.

Oussama Ben Laden en personne et son adjoint Ayman Al-Zawahiri –dont Washington pense qu’ils se terrent dans les zones tribales– avaient décrété il y a un an le jihad au général Pervez Musharraf, qualifié de “chien de Bush”.

Or son successeur à la présidence du Pakistan, Asif Ali Zardari, est perçu, dans son pays comme à l’étranger, lui aussi comme “l’homme des Etats-Unis”.

Il a promis samedi soir d’éliminer le “cancer” du terrorisme et a reçu le soutien de toute la communauté internationale condamnant d’une seule voix un acte “ignoble”.

Le bilan officiel était dimanche soir de 53 morts et 266 blessés selon M. Malik, mais plusieurs responsables de la police ont assuré à l’AFP qu’au moins 60 personnes avaient péri, dont un Américain et un autre “étranger”.

Prague a annoncé que son ambassadeur au Pakistan, Ivo Zdarek, avait été tué dans l’attentat et le Danemark qu’un de ses diplomates était porté disparu.

Et les secouristes s’affairaient toujours dimanche soir pour rechercher des corps dans les décombres de l’hôtel de luxe, entièrement dévasté et calciné par l’incendie qui a suivi l’attentat.

Cet hôtel huppé était fréquenté par les élites pakistanaises et la communauté étrangère expatriée. Des femmes et des enfants figurent parmi les tués, selon des sources hospitalières et policières.

Un diplomate danois était porté disparu dimanche après l’attentat suicide, alors que trois autres Danois ont été blessés, a-t-on appris auprès du ministère des Affaires étrangères du pays scandinave.

Une vidéo diffusée dimanche à la télévision a montré que le kamikaze a d’abord précipité son énorme camion sur la barrière de sécurité du Marriott, avant de la faire exploser dans la cabine. Plus plusieurs minutes après, l’énorme charge de 600 kg a sauté.

Un cratère de 18 m de diamètre et huit mètres de profondeur trouait la chaussée. Les alentours ressemblaient encore dimanche soir à une vraie scène de guerre.