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30 août 2009Congo Brazza : Denis Sassou-Nguesso favori
12 juillet 2009
Le président de la République du Congo, Denis Sassou-Nguesso, devrait sans surprise être réélu ce dimanche pour un nouveau mandat de sept ans à l’occasion d’un scrutin boycotté par des partis d’opposition en raison d’irrégularités présumées. Par Christian Tsoumou
Les bureaux de vote ont ouvert à 06h00 GMT dans cette ancienne colonie française de 3,7 millions d’habitants. Selon les autorités congolaises, le pays compte 2,2 millions d’électeurs appelés à choisir entre 13 candidats.
“Je viens de voter. J’espère que le président va gagner. Mais s’il est réélu, il devra s’attaquer au problème du chômage et augmenter les salaires des enseignants”, a déclaré Georges Itoua, un électeur âgé de 30 ans.
Les partis d’opposition ont dénoncé des irrégularités dans la composition des listes et la distribution des cartes d’électeurs et ils ont appelé à un report du vote afin de créer une nouvelle commission électorale.
“Personne ne devrait aller voter dimanche. Restez chez vous, nous ne voulons pas d’un hold-up électoral ou d’une parodie de scrutin”, a affirmé Clément Mierrassa, chef du Parti social-démocrate congolais, l’une des formations ayant appelé à boycotter le vote.
De nombreux électeurs se sont plaints de ne pas avoir reçu de carte, et les partis d’opposition ont affirmé que 500.000 cartes supplémentaires avaient été imprimées afin de permettre aux autorités de truquer les résultats. L’Union européenne a également critiqué le manque de progrès effectués depuis la présidentielle de 2002, lors de laquelle la régularité des listes avait déjà été contestée. Le scrutin avait alors débouché sur des violences.
“Nous attendions plus de progrès de la part du gouvernement”, a déclaré Miguel Amado, chef de la mission européenne, qui n’a dépêché aucun observateur pour superviser le déroulement du scrutin.
“NE CRAIGNEZ RIEN ET ALLEZ VOTER”
Lors d’un dernier meeting tenu près de Brazzaville devant 100.000 partisans, le chef de l’Etat a appelé la population à la mobilisation. “Ne craignez rien et allez voter. Il n’y aura plus de guerre au Congo”, a-t-il déclaré.
Denis Sassou-Nguesso a pris le pouvoir au Congo à la faveur d’un coup d’Etat en 1979. Il l’a perdu en 1992 lors d’élections multipartites qui ont vu la victoire de Pascal Lissouba, mais ce dernier a été chassé du pouvoir lors de la guerre civile de 1997 après laquelle Sassou-Nguesso s’est réinstallé à la tête de l’Etat.
Il a remporté la dernière élection présidentielle en 2002 à l’issue d’un scrutin boycotté par ses principaux rivaux qui ont évoqué un simulacre. Le déroulement des élections législatives de 2007 a aussi été vivement critiqué, l’opposition accusant le pouvoir d’avoir trafiqué les listes électorales en y inscrivant les noms de personnes décédées. Les rumeurs et les craintes de voir les tensions dégénérer en violences comme par le passé ont poussé certains habitants de Brazzaville à quitter la capitale. Plusieurs organisations ont lancé des appels au calme cette semaine.
Bien qu’il tienne son pays d’une poigne de fer, Denis Sassou-Nguesso fait face à de fortes pressions de l’étranger.
Il fait ainsi partie des trois présidents africains, avec feu Omar Bongo (Gabon) et Teodoro Obiang (Guinée équatoriale), menacés par une plainte déposée en France par une ONG anti-corruption. De même, la mort en février du journaliste franco-congolais Bruno Jacquet Ossébi, qui faisait campagne contre la corruption, a été jugée suspecte par Reporters sans frontières.
Sur le plan économique, même si les attentes des investisseurs sont faibles, l’élection est l’occasion pour les autorités d’améliorer leur image et d’attirer des investisseurs. L’économie congolaise reste dépendante des exportations de pétrole. Avec 220.000 barils par jour, le Congo est le cinquième producteur de pétrole du continent africain.
Avec David Lewis, version française Grégory Schwartz et Clément Dossin
France : Sarkozy honore son “amie” Bernadette Chirac et salue “Jacques”
19 mars 2009
Nicolas Sarkozy a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à Bernadette Chirac lors d’une cérémonie où la Chiraquie et la Sarkozie réunies ont scellé une apparence d’entente cordiale. Comme une querelle des Anciens et des Modernes pacifiée où le président de la République donne l’accolade à son prédécesseur et embrasse l’ex-première dame de France sous l’oeil du chef du gouvernement, François Fillon, et de l’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin.
Carla Bruni-Sarkozy, l’épouse du président de la République, était absente.

Sarkozy honore son "amie" Bernadette Chirac et salue "Jacques"
Du CAC 40 au cabaret, de Bernard Arnault à Michou, le gotha était largement représenté à la Maison de Solenn, centre pour adolescents de l’hôpital Cochin à Paris, créée grâce à l’opération “Pièces jaunes” lancée par Bernadette Chirac.
Les ministres Rachida Dati, Brice Hortefeux, Roselyne Bachelot, Christine Albanel avaient fait le déplacement, ainsi que les anciens ministres Simone Veil, Gilles de Robien, François Baroin ou Renaud Donnedieu de Vabres.
Mais aussi le président du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré avec son frère le député Bernard Debré, l’écrivain Jean d’Ormesson, l’actrice Mireille Darc, Line Renaud, les chanteurs Charles Aznavour et Nana Mouskouri, les journalistes Patrick Poivre d’Arvor et Claire Chazal, le mannequin Estelle Halliday, l’Aga Khan ou encore la famille de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri.
Claude Chirac et son fils Martin, qui fêtera ses 13 ans le 22 mars, étaient au premier rang.
“UN BIEN BEAU COUPLE”
“Vous êtes une amie, une amie très chère, très courageuse qui à de nombreuses reprises m’a apporté un soutien précieux et affectueux. Je vous dois beaucoup chère Bernadette”, a déclaré Nicolas Sarkozy, le couple Chirac à ses côtés.
“Vous avez su vous faire un prénom, c’était pas évident avec … Jacques. En termes de personnalité, quand même, il prenait de la place”, a-t-il poursuivi, hilare.
“Vous faites un bien beau couple”, a-t-il lancé, rendant hommage à leur énergie et à leurs engagements. “On pourrait faire une même famille”, a-t-il plaisanté alors qu’il avait raillé en janvier les “rois fainéants” qui l’avaient précédé.
Le chef de l’Etat, dont les relations jadis orageuses avec son prédécesseur ne sont plus mystère, a salué “une première dame exemplaire” et “le grand coeur de Jacques”.
Bernadette Chirac, qui lui avait marqué son soutien durant la campagne présidentielle de 2007, lui a témoigné son “estime” et son “amitié”.
“C’est à Jacques Chirac, à mon mari qui m’accompagne depuis 50 ans que revient une part de cette croix”, a-t-elle déclaré, jouant d’un sourire avec les doubles sens.
Conseillère générale de Corrèze, Bernadette Chirac préside la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, la Fondation Claude-Pompidou, ainsi que “Pont-Neuf”, une association d’échanges universitaires avec l’Europe de l’Est.
Sophie Louet, édité par Yves Clarisse
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