Sport : A 42 ans, Mutombo pense toujours à la NBA et s’engage pour le Congo

18 décembre 2008

Il y a urgence, martèle Mutombo, car on a déjà perdu en RDC plus de cinq millions de personnes à cause des violences ou du manque de soins

PARIS

Dikembe Mutombo en avril 2008 à Houston

Dikembe Mutombo en avril 2008 à Houston

A 42 ans, Dikembe Mutombo, figure majeure du basket-ball mondial, est à la recherche d’un dernier défi en NBA où il est “en contact avec sept équipes” et lance une nouvelle action pour son pays natal, la République démocratique du Congo (RDC). Quatre fois meilleur défenseur de la NBA et huit fois retenu pour le All-Star Game, le géant congolais (2,18 m) est actuellement sur la touche pour la première fois depuis vingt ans mais, qu’on se le dise, il n’est pas encore à la retraite.

“J’ai envie de terminer ma carrière en juin 2009, affirme-t-il de sa voix rauque à l’AFP. Cela fait 18 ans que je joue en NBA, c’est le moment pour moi de gagner le championnat après avoir atteint deux fois la finale.”

Avec son dernier club, les Houston Rockets, où il a joué seize minutes en moyenne par match la saison dernière, les négociations ne se sont “pas très bien passées”, mais Mutombo est en contact avec sept autres équipes dont les Boston Celtics, champions en titre, et les San Antonio Spurs.

“Je prendrai une décision après Noël. Mais je suis prêt, je m’entraîne deux à trois heures par jour”, dit-il.

Si le désir de décrocher enfin un titre le titille, Mutombo souligne qu’un come-back en NBA lui permettrait également de profiter de la caisse de résonance de la Grande ligue américaine pour “parler de tout ce qui se passe sur le continent africain”.

Et plus particulièrement en RDC où la guerre qui sévit au Nord-Kivu a déclenché une nouvelle crise humanitaire en jetant plus de 250.000 personnes sur les routes.

“Le moment est venu pour sauver le Congo, s’alarme Mutombo, père de sept enfants, dont quatre neveux adoptés. Cela fait des années que l’ancien vendeur de pain à Kinshasa, issu d’un milieu modeste, s’active pour son pays natal.

En 1997, il a crée la Dikembe Mutombo Fondation. Il y a deux ans, il a inauguré un hôpital à Kinshasa pour permettre un accès aux soins à une population frappée par la malnutrition, la malaria et le sida.

L’établissement porte le nom de la mère du joueur, Biamba Mutombo, décédée en pleine guerre civile dans l’ex-Zaïre, faute de soins. Mutombo a sorti 15 millions de dollars de sa poche pour un budget total de 29 millions, le reste ayant été financé par sa fondation et par des dons.

“Avec la situation actuelle et l’afflux de réfugiés, la demande de soins a augmenté de manière dramatique, alerte-t-il. Quand j’habitais à Kinshasa dans les années 80, il y avait trois millions d’habitants. Aujourd’hui ils sont au moins dix ou onze millions.”

Pour tenter de faire face, Mutombo, qui a débarqué aux Etats-Unis à l’âge de 21 ans, titulaire d’une bourse pour étudier la médecine à la Georgetown University de Washington, est reparti à la recherche de donateurs.

“On en espère 400.000 prêts à donner 5 dollars en envoyant un texto avec la mention “Congo” à un numéro (90999) aux Etats-Unis ou par le biais du site internet de ma fondation (www.dmf.org)”, souligne Mutombo, fervent soutien de Barack Obama lors de la dernière présidentielle américaine.

Il y a urgence, martèle Mutombo, car on a déjà perdu en RDC plus de cinq millions de personnes à cause des violences ou du manque de soins.”


Football Togo : qualifications Mondial-2010/ Coupe d’Afrique(CAN-2010)

13 octobre 2008
Faure Gnassingbé EYADEMA : « La fête est encore plus belle »
Le Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, a félicité dimanche soir les joueurs de la sélection nationale pour leur “brillante” victoire samedi à Accra face au Swaziland (6-0) en qualifications combinées au Mondial-2010 et à la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2010).

“Vous venez de remporter une victoire éclatante”, a déclaré Faure Gnassingbé devant les joueurs au Palais présidentiel.

“Beaucoup de septiques nous voyaient déjà éliminés. Ce match qui a été si brillamment livré par les +Eperviers+ a tout démenti et la fête est encore plus belle puisque nous venons d’avoir la confirmation de notre qualification”, a-t-il ajouté.

Le Président a également exhorté les dirigeants de la Fédération Togolaise de Football (FTF) à aplanir leurs divergences. « Je voudrais m’adresser directement et franchement aux responsables de la fédération. Il me semble que votre mission première est de contribuer au succès du Togo, particulièrement des éperviers et du football ; mais les comportements que nous avons rencontré ces derniers mois sont devenus comme un feuilleton avec des rebondissements. Je voudrais que cette victoire soit une occasion de sursaut de tout le bureau de la Fédération. Je vous exhorte à aplanir vos querelles et divergences afin de mettre en avant le football de notre pays.

Je voudrais vous dire que si des solutions ne sont pas trouvées, le gouvernement prendra ses responsabilités avec l’aide de la FIFA.

Je vous renouvelle donc ma confiance parce que l’espoir n’est jamais perdu et nous ne perdons pas espoir que vous arriverez à trouver des solutions qui vont amener la sérénité dans le fonctionnement de la FTF.

Je reste convaincu que la victoire de demain se prépare dès aujourd’hui et cette victoire commence par un apaisement et une unité retrouvée au sein de la FTF », a déclaré le président Gnassingbé.

Le chef de l’Etat a par ailleurs débloqué une somme de 46 millions de FCFA pour payer les primes des joueurs. Le capitaine de l’équipe, Adébayor Shéyi a exprimé au nom de ses coéquipiers, toute la gratitude et la reconnaissance à Faure Gnassingbé.

Le Togo, deuxième du groupe 11 avec 6 points, accède au dernier tour des qualifications pour le Mondial et la CAN-2010 en tant que l’un des huit meilleurs deuxièmes.


Le secrétaire général de l’Otan annonce un sommet imprévisible

31 mars 2008

Le secrétaire général de l’Otan Jaap de Hoop Scheffer a jugé imprévisible l’issue du sommet de l’alliance, qui s’ouvre mercredi à Bucarest, sur les sujets épineux que sont le statut de l’Ukraine et de la Géorgie ainsi que l’adhésion de la Macédoine.

© AFP
Le secrétaire général de l’Otan Jaap de Hoop Scheffer, le 6 mars 2008 à Bruxelles
© AFP/Archives John Thys

BRUXELLES (AFP) -

“Il est difficile de prédire ce que seront les résultats dans les cas” de l’Ukraine et de la Géorgie, a déclaré M. de Hoop Scheffer lundi à la presse.

“Ce sera un vrai sommet où les dirigeants de l’alliance auront quelques sujets politiques à discuter. C’est ce à quoi je m’attends. Je ne peux en prédire l’issue”, a-t-il souligné.

Aujourd’hui engagés dans un “dialogue intensifié” avec l’Otan, Kiev et Tbilissi demandent à passer à l’étape suivante, le “Plan d’action en vue de l’adhésion” – le MAP, selon l’acronyme anglais -, antichambre d’une entrée dans l’Alliance atlantique à laquelle la Russie est hostile pour ses deux voisins.

Les Etats-Unis, le Canada, les pays baltes et la plupart des anciens satellites de l’URSS appuient les aspirations des dirigeants ukrainiens et géorgiens.

Dans l’autre camp, on trouve l’Allemagne, la France, le Benelux, l’Espagne, la Grèce, la Hongrie, l’Italie et la Norvège, qui soulignent que l’opinion n’est pas mûre en Ukraine et qu’en Géorgie les revendications séparatistes de l’Abkhazie et de l’Ossétie du sud compliquent la donne.

La Turquie et la Grande-Bretagne campent sur une position intermédiaire, selon des diplomates.

Si, en tant que secrétaire général il ne veut pas prendre partie dans la querelle, M. de Hoop Scheffer a estimé que “l’issue” des discussions “devrait être de toutes façons que les portes de l’Otan restent ouvertes” aux pays européens et démocratiques qui remplissent les critères d’adhésion.

En ce qui concerne Kiev et Tbilissi, la question “n’est pas tant si mais quand” le MAP leur sera accordé, a-t-il répété.

Toutefois, a rappelé M. de Hoop Scheffer, l’octroi du MAP “est aussi fondé sur les performances” des pays candidats et “n’est pas automatique”.

“Quoi qu’il arrive, les pays de l’Otan s’assureront qu’aucun pays tiers n’ait un droit de regard ou de veto” sur leurs délibérations, a par ailleurs assuré le secrétaire général.

“La Russie n’est pas un facteur (intervenant) dans le processus de prise de décision” interne à l’Alliance atlantique, mais l’attitude de ce pays “n’en est pas moins un facteur, par définition, puisqu’il s’oppose au Plan d’action” en faveur des deux pays, a estimé M. de Hoop Scheffer.

Il a estimé par ailleurs “tout fait imaginable que le président russe Vladimir Poutine soulève le sujet” de l’Ukraine et de la Géorgie “durant la réunion du Conseil Otan-Russie” tenu vendredi après-midi à Bucarest, juste après le sommet de l’Otan.

Mais, a ajouté le secrétaire général, les “désaccords plutôt fondamentaux que nous avons” avec la Russie “devraient être discutés sans cette rhétorique inutile que je vois de temps en temps, et plus souvent que je ne le souhaiterais, sortir de Moscou”. Aveu que l’incertitude règne aussi sur l’attitude plus ou moins cordiale qu’aura M. Poutine lors de la réunion.

Sur l’entrée de la Macédoine aussi, a noté M. de Hoop Scheffer, “il est difficile de prédire” ce qui sortira du sommet.

Jugées aptes à entrer dans l’alliance, l’Albanie, la Croatie et la Macédoine espèrent être invités formellement par les dirigeants de l’Otan réunis à Bucarest à entamer les négociations d’adhésion.

Mais la Grèce, qui bloque depuis 1991 la reconnaissance internationale de la Macédoine sous ce nom, estimant qu’il fait partie de son patrimoine historique national, a fait savoir que les chances d’un compromis, pourtant activement discuté sous l’égide de l’ONU, étaient minces d’ici au sommet.


Sports :Boucle africaine : « Ce sera une grande course »

17 mars 2008
Dimanche dernier, sur le parking de l’hôtel Mercure Sarakawa, l’ambiance était  aux retrouvailles entre le chef de l’expédition du Rallye Côte-Côte, Christian Dervieux, et les membres de la mission de reconnaissance de la « Boucle Africaine » qui traversera le Togo, le Burkina, le Mali, le Niger en novembre prochain.

Raoul Raymonids, chargé « Voiture Presse » sur le rallye fait partie de la mission de reconnaissance. Il livre ses premières impressions à l’issue de la mission.

Que retenir après presque deux semaines de voyage sur le tracé de la course ?

Ça va être un magnifique rallye parce qu’on a des étapes de différentes qualités : de sable, de latérite, des endroits très rapides, des endroits qui le sont moins, et surtout des endroits dans le sable pour lesquels il faut avoir une conduite spéciale et qui rappelle le Paris Dakar. Et enfin, des paysages magnifiques qu’on a observé tout au long du parcours au Togo, au Burkina, en pays Dogon, au Bénin et encore au Togo avec ses plages sablonneuses. Que l’on soit en voiture ou en moto ce sera une grande course par sa diversité.

Les villages traversés étaient ils accueillants ?

Les gens aiment les véhicules tout terrain qui débarquent à l’improviste. C’était facile de discuter avec eux et moi qui connaît bien l’Afrique, j’ai retrouvé les qualités qu’on y découvre d’habitude.

Qu’est ce qui fait la particularité de votre rallye?

Les rallyes habituels qu’on connaît en Afrique traverse les pays désertiques : la Mauritanie, le Niger, le Mali. Notre parcours n’a pas encore été fait par d’autres rallyes. On est beaucoup plus en Afrique Noire, beaucoup plus ombragée, beaucoup plus verdoyante. Ce qu’on ne trouve pas nécessairement dans le Nord

C’est aussi un rallye qui va moins vite.

C’est une nouveauté. C’est une rallye de régularité, pas de vitesse, c’est imposé par l’organisation ce qui permet de voir. C’est un rallye en biphasé avec la vue du pays des habitants


© L’Union