LIRE SUR IMAGAZINE NOUVEAU

11 septembre 2009

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AFFAIRE HARIRI : LA COMMISSION D’ENQUÊTE CONFIRME L’EXISTENCE D’UN « RÉSEAU » ORGANISÉ

9 avril 2008

New York, Apr

La Commission d’enquête sur l’assassinat de l’ex-Premier ministre libanais Rafik Hariri et les meurtres politiques connexes commis depuis a confirmé aujourd’hui devant le Conseil de sécurité l’existence d’un réseau terroriste organisé impliqué dans plusieurs attentats.
« Sur la base de preuves, la Commission est en mesure d’affirmer qu’un réseau d’;individus a agi de concert pour commettre l’;assassinat de Rafik Hariri et que ce réseau ou une partie de ce réseau est lié à certains des autres affaires dans le cadre du mandat de la Commission », a déclaré son chef, Daniel Bellemare, devant le Conseil de sécurité.
Ce « réseau Hariri » existait avant l’;assassinat, « il a mené une opération de surveillance, il a opéré le jour de l’;assassinat et il a continué au moins en partie, à opérer après cet attentat » qui a causé la mort de 22 autres personnes.
Daniel Bellemare a rappelé que la création de la Commission d’;enquête en 2005 n’;avait malheureusement pas eu d’;effet dissuasif immédiat et que la série d’;attaques politiques au Liban avait tué 55 personnes et fait plus de 420 blessés.
Par ailleurs, s’;il a estimé qu’;il était généralement préférable qu’;un délai réduit sépare la création d’;un Tribunal des premières incriminations, Daniel Bellemare a demandé plus de temps au Conseil de sécurité pour poursuivre l’;enquête, requérant l’;extension du mandat de la Commission au-delà de la date du 15 juin 2008.


CONSEIL DE SÉCURITÉ : ASHRAF QAZI APPELLE À SOUTENIR LES PRÉPARATIFS DES ÉLECTIONS DE 2009 AU SOUDAN

20 février 2008

 New York, Feb 19 2008

Le Conseil de sécurité a entendu aujourd’hui un exposé du Représentant spécial pour le Soudan, Ashraf Qazi, consacré notamment à la mise en oeuvre de l’Accord global entre le Nord et le Sud du pays, au recensement prévu en 2008 et aux élections de 2009.
« La situation générale dans la zone de cessez-le-feu reste relativement stable, en dépit de l’intensification de troubles entre l’Armée populaire de libération du Soudan et les Forces armées soudanaises le long des routes de migration et d’accès à l’eau », a déclaré aujourd’hui Ashraf Jehangir Qaziwebcast).
Indiquant que le gouvernement du Sud-Soudan avait annoncé des plans de désarmement des tribus armées et la démobilisation d’anciennes milices, il a ajouté que la situation à Abyei avait peu évolué, dans la mesure où la région demeurait sensible à une éventuelle reprise du conflit.
En ce qui concerne le processus de paix, la persistance de sérieux obstacles empêche toute accélération de celui-ci.
« Les relations entre les deux parties sont relativement cordiales, a-t-il dit, tout en faisant remarquer qu’elles souffrent toutefois d’un manque significatif de confiance mutuelle. D’un côté, le Parti du Congrès national estime que le Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan s’en tient à la recherche de la sécession à l’occasion du référendum de 2011, sans tenir compte des éventuelles concessions proposées ».
« De l’autre, le Mouvement/Armée populaire de libération du Soudan juge que le Parti du Congrès n’est pas enclin à faire de compromis et, partant, de préserver l’unité du Soudan ».
Pour le Représentant spécial, le principal défi de la Mission des Nations Unies au Soudan (<”http://www.unmis.org/english/en-main.htm“>UNMIS) sera de contribuer à modifier ces perceptions pour faciliter la relance du processus politique par le biais, notamment, de la mise en ?uvre de l’Accord global de paix.
Il a estimé que l’Accord fournissait le cadre requis pour amener les deux parties à la réconciliation. L’Accord garantit également le droit à l’autodétermination du peuple du Sud-Soudan à travers l’exercice libre et informé du choix qui lui sera offert en 2011, a-t-il rappelé.
Sur le plan humanitaire, le Représentant spécial a affirmé que dans la perspective du recensement de 2008 et des élections de 2009, la pression sur le gouvernement du Sud-Soudan le contraignait désormais à donner des gages de paix aux populations locales.
Il a rapporté avoir à cet égard demandé instamment aux autorités soudanaises d’adopter la loi électorale et d’établir une commission électorale indépendante, laquelle pourrait devenir le principal interlocuteur de l’ONU en vue du scrutin.
Le Représentant spécial a en outre appelé la communauté des donateurs à appuyer le gouvernement du Sud-Soudan, qui manque d’infrastructures, à préparer ces élections.


Un nouveau Conseiller Spécial Pour Le Financement Novateur Du Développement

20 février 2008

PHILIPPE DOUSTE-BLAZY NOMMÉ

New York, Feb 19 2008

Le Secrétaire général a nommé aujourd’hui Philippe Douste-Blazy, de la France, Conseiller spécial pour le financement novateur pour le développement.
« L’aide publique au développement étant encore insuffisante pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement, le Secrétaire général estime urgent de développer et de promouvoir dans le monde entier des sources novatrices de financement afin de combler cette déficience », a indiqué la porte-parole adjointe lors du point de presse aujourd’hui au siège de l’ONU à New York.
Philippe Douste-Blazy, qui a été ministre de la Santé et ministre des Affaires étrangères de son pays, était l’invité du point de presse.


ENFANTS ET CONFLITS ARMÉS : LA VIOLENCE SEXUELLE DOIT CESSER D’ÊTRE UNE ARME DE COMBAT

13 février 2008

 New York, Feb 12 2008

Malgré certains progrès, la situation générale des enfants victimes des conflits armés demeure gravement préoccupante, a regretté aujourd’hui Radhika Coosmaraswamy, la Représentante spéciale du Secrétaire général, devant le Conseil de sécurité. La violence sexuelle, en particulier le viol d’enfants, est une des conséquences les plus dévastatrices des conflits armés.
« Il faut refuser la fatalité, il faut refuser la dimension barbare de l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre », a lancé le ministre belge pour le développement et de la coopération, Charles Michel, à la suite d’un débat public sur les enfants et les conflits armés organisé ce matin au Conseil de sécurité.
Radhika Coosmaraswamy, qui présentait au Conseil le septième rapport annuel du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés, a signalé que six types de graves violations avaient été enregistrés de manière systématique : le meurtre ou les mutilations faites aux enfants, le recrutement ou l’utilisation d’enfants soldats, les attaques contre les écoles ou les hôpitaux, le viol et les autres formes de violences sexuelles aggravées, l’enlèvement d’enfants et le refus de l’accès humanitaire aux enfants.
« Au total, 58 parties impliquées dans 13 situations ont été identifiées et figurent sur la liste des parties qui recrutent ou utilisent des enfants dans des situations de conflit et commettent de graves violations et sévices à l’encontre des enfants », a déclaré la Représentante spéciale.
Elle a attiré l’attention des membres du Conseil sur les défis urgents : la nécessité de reconnaître la nature changeante des conflits, les attaques délibérées contre les écoliers, enseignants et écoles, le recrutement transfrontaliers d’enfants se trouvant dans des camps de réfugiés, la mise en détention d’enfants pour association présumée avec des groupes armés, le recours à des armes de destruction aveugle, comme les munitions à dispersion qui ont des effets graves sur les enfants, ceci même longtemps après la fin d’un conflit, et la violence sexuelle, y compris le viol d’enfants, qui est « une des conséquences les plus dévastatrices des conflits armés ».
« Dans la région des Grands Lacs et au Burundi, nous avons reçu des informations faisant état de violences sexuelles d’une ampleur effarante », a regretté la Représentante spéciale.
Elle a demandé aux membres du Conseil d’agir à l’encontre des « 16 parties responsables de violations inscrites sur la liste [en annexe au rapport du Conseil] pendant cinq années consécutives ».
Lors d’un point de presse à la suite du débat, Bernard Kouchner, le ministre des Affaires étrangères de la France, a estimé que quelques avancées avaient été réalisées, notamment au Burundi, en Côte d’Ivoire ou en RDC. « Mais il faut maintenant aller plus loin », a-t-il lancé. Il s’est félicité des  travaux du Groupe de travail du Conseil de sécurité sur les enfants dans les conflits armés, créé en 2005, qui selon lui a permis à la communauté internationale d’agir.
Pour sa part Ann M. Veneman, la directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a dénoncé devant le Conseil les attaques dirigées contre des établissements scolaires, comme cela a été le cas en Afghanistan.