28 février 2009


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Par L’intelligent d’Abidjan

La Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur de la France, Mme Anne-Marie Idrac a, au terme de son séjour africain qui l’a conduite en Côte d’Ivoire les 25, 26 et 27 février 2009, assisté le vendredi 27 février 2009, à l’immeuble Sciam, à la signature d’une convention de don entre l’Agence française de Développement et le ministère de l’Economie et des Finances, pour un montant de 750.000 euros, soit près de 500 millions de FCFA.

choixCes ressources sont destinées au financement des études nécessaires à la préparation de nouveaux projets, dans la perspective du redémarrage des activités de l’AFD (Agence française de Développement), a assuré Charles Diby Koffi, ministre ivoirien de l’Economie et des Finances, à l’issue du paraphe de document de la convention. Aussi l’argentier ivoirien s’est-il réjoui de la mise en place progressive des instruments de la coopération financière entre la France et la Côte d’Ivoire, non sans évoquer les soutiens dont bénéficie le pays de la part de cette ancienne métropole.

Il s’agit de l’appui à l’apurement des arriérés dus aux institutions multilatérales; facilitation du dialogue avec les créanciers bilatéraux dans la perspective des négociations sur la réduction de la dette, sous l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés; appui dans les instances de décision des institutions multilatérales, en vue de l’approbation prochaine d’un programme économique et financier, soutenu par la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, donnant lieu à l’atteinte immédiatement du point de décision de l’initiative PPTE.

Avant de clore ses propos, le ministre a assuré la secrétaire d’Etat au commerce extérieur de la France que les ressources de fonds d’études seront utilisées à bon escient. De sorte à les injecter dans les projets qui puissent assurer une amélioration substantielle du cadre de vie des populations. Avant le ministre, la secrétaire d’Etat au commerce extérieur de la France, Mme Anne-Marie Idrac a assuré du retour définitif de l’AFD.

Toute chose qui, selon elle, traduit le soutien de la France à la Côte d’Ivoire, dans ses efforts de sortie de crise et aussi des projets de développement, comme l’insertion des ex-combattants. Ce qui l’amène à déclarer: “C’est une page de l’histoire qui s’ouvre à nouveau”. Avant de se réjouir de la convention d’étude qui, à l’en croire, permettra de remettre en collaboration les experts. La détermination de la France, a poursuivi la secrétaire d’Etat au commerce, est la preuve de la volonté des autorités françaises à s’engager sur les dossiers tels que le programme de sortie de crise et le désendettement qui est un des points essentiels qui touche le développement.

Le temps de réaffirmer la présence de la France en Côte d’Ivoire

Au-delà de la visite de la Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur de la France qui a démarré depuis le 25 février et qui a pris fin le 27 février 2009, il y a une volonté manifeste des autorités de ce pays de dire à la Côte d’Ivoire et au monde entier que la France est toujours présente à travers ses opérateurs économiques et qu’elle ne laissera pas la Côte d’Ivoire tomber. La preuve, l’Agence française de Développement (AFD) a repris sa coopération avec ce pays en crise depuis sept ans. Ce qui ne l’était pas, il y a quelques années. La visite de Mme Anne-Marie Idrac marque aussi l’engagement des autorités françaises à soutenir les opérateurs économiques qui, malgré le contexte de sortie de crise, résistent tout de même. Ces opérateurs économiques français (140 filiales françaises et 500 PME de droit local), sont assurés que leurs autorités ne les abandonneront pas. Mieux, elles feront tout pour maintenir leurs acquis.

C’est ce message – si l’on s’en tient à l’esprit de cette visite- que la Secrétaire d’Etat au Commerce extérieur de la France est venue livrer aux vaillants investisseurs français qui ont toujours cru en la Côte d’Ivoire malgré le contexte de crise. En novembre 2004, lors des événements sanglants, près de 800 ressortissants français avaient quitté le pays. Parmi ceux-ci, il y a eu des investisseurs dont les entreprises ont été entièrement saccagées ou détruites. La mise en l’état de certaines d’entre elles a coûté beaucoup au secteur privé. A cause de ce traumatisme, certains opérateurs économiques avaient un tant soit peu délocalisé leurs activités. Mais, avec le temps, ils assurent progressivement leur retour.

Mais, aujourd’hui, avec le retour de la paix, à travers l’Accord politique de Ouagadougou (après l’échec des accords précédents), il semble être utile que la France redonne confiance à ses ressortissants. Eux qui se battent à longueur de journée pour maintenir intacts les acquis. Il ne faut pas oublier que la Côte d’Ivoire demeure le 4ème partenaire commercial de la France en Afrique, après l’Afrique du Sud, le Nigeria et l’Angola et au sein des 14 pays de la Zone franc. La Côte d’Ivoire représente donc un enjeu aussi bien de par sa position stratégique (ouverture sur la mer) que de par ses ressources naturelles minières, minérales et énergétiques. Il y a de quoi à entretenir les relations commerciales qui lient les deux pays.

H.K


CI: 2,3% de taux de croissance en 2008, selon le FMI

16 février 2009

rose“La croissance devrait dépasser 3,5% en 2009 grâce à la continuation de la relance dans les secteurs industriels” et le maintien de “l`inflation à 3%”

ABIDJAN

L`économie ivoirienne a connu en 2008 une croissance de 2,3% de son produit intérieur brut (PIB), “un peu en dessous des projections”, avec un taux d`inflation de 9% dû à la flambée mondiale des prix alimentaires et du pétrole, selon le Fonds monétaire international (FMI).

“L`activité économique a continué de s`améliorer en 2008 et la croissance a atteint 2,3%”, souligne dans un communiqué reçu lundi à Abidjan le FMI, dont une délégation a achevé le 12 février une mission d`une semaine en Côte d`Ivoire.

“La croissance devrait dépasser 3,5% en 2009 grâce à la continuation de la relance dans les secteurs industriels” et le maintien de “l`inflation à 3%”, poursuit le Fonds.

Une mission conjointe de la Banque mondiale (BM) et du FMI a salué vendredi la “bonne gestion” du budget 2008 de la Côte d`Ivoire qui pourrait ouvrir au pays la voie à un allègement de sa dette extérieure.

Conférence de presse du réprésentant résident du Fonds Monétaire International en Côte d`Ivoire

“Huit ans après, on est arrivé à un stade de conclure un programme qui pourrait ouvrir la voie à l`allègement de la dette extérieure, si longtemps attendu”, a déclaré Arend Kouwenaar, chef de la délégation, à la fin de la mission.

Le FMI et les autorités ivoiriennes sont également parvenus à un “accord de principe sur un programme économique sur trois ans (2009- 2011).

Ce programme doit être soumis “dans un futur proche” au Conseil d`administration du FMI. Il devrait permettre au pays de bénéficier d`une “assistance financière significative afin d`atteindre le point de décision de l`Initiative pour les pays pauvres très endettés (PPTE), ouvrant ainsi la voie à un allégement de sa dette”.

La dette extérieure de la Côte d`Ivoire a atteint 6.700 milliards de francs CFA (10,22 milliards d`euros) en 2007, dont 2.000 milliards de FCFA d`arriérés vis-à-vis des bailleurs de fonds, selon le FMI.